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Jeudi 3 avril 2008
Pendant que le néo-Sarkozy fait des paris sur le sursaut de la guerilla-marxiste, on se fend bien la gueule chez les punks de Chelsea.

J'ai franchement bien rigolé en apprenant que Junior (Max) rejouait Daddy (Oswald) et ses copains (Goebbels)  mais en farce (orgie chez Jean Mosley). Junior est un peu rétro. Cette vieille ambiance façon Papa Schultz , c'est franchement "cheapos".

Je me demande si le "frère" de néo-Sarkozy, Junior - un autre - se fait des parties fines dans une déco Abu Grahib. Ce serait assurément plus moderne.


Mercredi 14 novembre 2007
Communiqué du groupe Christophe Boursellier de l'Organisation Révolutionnaire Anarchiste :

Les ouvrières sont passives devant la linotype

je répète

Les ouvrières sont passives devant la linotype


merci de votre participation !


Mercredi 14 mars 2007
 
par Statler et Waldorf publié dans : AH AH AH !
Mercredi 22 novembre 2006
Connaissez-vous le Balto ? Pardon, l’Balto ? C’est un endroit sympathique qui gagne à être connu et où une gentille bande de loufiats se raconte des histoires. Cela nous change des cafés du commerce, même si certain sont plus interessants (bien que parfois mal fréquenté) que d’autre. Bon, je suis pas là pour faire un catalogue michelin. Au Balto, derrière le comptoir y a Briscard qui sert le carburant. Vous voyez le genre, entre le pompiste et le dealer. L’autre jour, l’autre jour ou l’autre soir, je sais plus, on se croisait chez madame Grabuge, dans les pyrénées et ça causait avant-gardes des années 60, pas super frais, mais bon. Et le Briscard, il me lance comme ça : « Ah oui, mais pardon Stat’, Asger Jorn, c’est quand même pas d’la merde ! ». Ce qui n’est pas faux puisque c’est aussi un peintre. Puis il ajouta « tu m’en diras des nouvelles. » Moi, Briscard, je le prends au sérieux d’autant plus que des fois il me fait la leçon de français pour que j’améliore mes manières (mais attention il le fait avec élégance hein, pas comme un connard). Prof de français, c’est dire si c’est pas rien. Alors voilà, ça s’appelle "La fin de l’économie et la réalisation de l’art." Oui, oui, oui.

Une telle discute, il ne faudra pas l’oublier, ça s’entreprend avec humilité. Ca tombe bien, tous ceux qui me connaissent savent que j’en ai à revendre. On touche à des choses complexes sans avoir forcément toutes les compétences, ce qui est exceptionel au balcon, notez le bien. Mais bon, je vais tenter le périple en funambule. Et comme j’aime bien quand c’est joli, on verra que je mettrais des guirlandes dont certaines clignottent, c’est pas tous les jours noël. Je suis coquet, un peu. Mais quand même, j’irais à la machette, c’est à dire en taillant dans le vif et par des raccourcis. Toutefois, je le répète, l’entreprise est modeste.



Pouf pouf




Avertissement

Post labélisé intello et imbitable

Si vous êtes beau ou intelligent vous pouvez rester



Une guirlande pour le tir de sommation :

L’art paraît procéder d’un penchant et de besoins plus élevés ; il semble même qu’à certaines époques, il procure contentement suprême, le contentement absolu, lorsqu’il est lié  aux conceptions du monde et aux spéculations religieuses les plus générales comme ce fut le cas pour certains peuples dans certaines périodes.



Première remarque dont on aurait éventuellement pu se passer :

Ca sent le mur de Berlin et l’insurection de Budapest. Les employés de Gallimard appellent ça, le spectaculaire diffus et le spectaculaire concentré, tandis que des journalistes disent « le monde libre » et « le socialisme réel ». Plus rien à prendre de ce côté là, le vin est tiré et bu. Amen.


Deuxième remarque où l'on sent remonter la poussière :

C’est encore un peu désuet, mais bon c’est bien de s’en souvenir, ça nous rappelle que la politique a disparu. Le lien qui unit le monde libre et le socialisme réel :

« La révolution capitaliste a été essentiellement une socialisation de la consommation. L’industrialisation capitaliste apporte à l’humanité une socialisation aussi profonde que la socialisation proposée par les socialistes – celles des moyens de production. La révolution socialiste est l’accomplissement de la révolution capitaliste. » (AJ)

Guirlande à la périphérie

Quand ne firent plus qu’un capitalisme et ère moderne, la politique, je le répète, fut soit subordonnée à l’économie –jusquà ce qu’est aujourd’hui l’homo democraticus comme forme de l’homo oeconomicus-politicus- soit réduite à une irruption violent de minorités. (…) Dans l’économie-monde, l’espace pour le politique n’existe plus que comme administration des municipalités.



Troisième remarque :
"La monnaie est la marchandise complètement socialisée."

C'est joli comme du Marx. Mais je crois que ça n’épuise pas le secret de la monnaie et même que ça ne dit pas l’essentiel à savoir que la monnaie avant d’être un signe économique est un signe magico-religieux puis politique.

Les phénomènes monétaires relèvent aussi de la sphère du politique, du pouvoir et du contrôle social, ce que l’on ne peut pas réduire aux seules vertus de l’économie administré. Aujourd’hui, la représentation dominante du marché masque cete autre dimension des faits monétaires ; l’économie politique, en se constituant, a largement occulté la nature politique des réalités monétaires que comprenent les mercantilistes et les scholastiques, précurseurs des économistes.

Mauss, quand à lui notait : « Schurtz remarque d’ailleurs très finement, après Kubary qui avait fait l’observation dans les Iles Palaos, que l’argent ne fut pas primitivement employé à l’acquisation des moyens de consommation, mais à l’acquisation de choses de luxe, et à celle de l’autorité sur les hommes. Le pouvoir d’achat de la monnaie primitive c’est avant tout, selon nous, le prestige que le talisman confère à celui qui le possède et qui s’en sert pour commander aux autres.
Mais n’y a-t-il pas là un sentiment encore très vivace chez nous ? »



Quatrième remarque
« Le but du développement artistique c’est la libération des valeures humaines, par la transformation des qualités humaines en valeurs réelles.

L’œuvre d’art n’est rien que la confirmation de l’homme comme essentielle source de valeur. » (AJ)

L’art rend libre, ne travaillez jamais !

Arlette Laguiller et Nicolas Sarkozy de Nagy Bosca prétendent que le travail est l’activité générique de l’homme. L’artiste peintre dit, lui, que c’est l’art qui est l’activité générique de l’homme. Le métallo, pourrait tout aussi bien dire que la metalurgie est l’activité générique de l’homme. Toutefois, il me paraît difficile de concevoir que l’activité qui distingue l’homme de l’animal soit une activité qu’il aurait en commun avec la fourmi industrieuse ou le castor construisant sa hutte. On verra quoi en penser à la sixième remarque.

En attendant :
Première salve :
L’art a pu devenir en Grèce la plus haute expression de l’Absolu et la religion grecque celle de l’art même. Sous tous ces rapports, l’art reste pour nous en ce qui concerne sa destination suprême, une chose du passé. De ce fait, il a perdu sa vitalité et il est plutot relégué maintenant dans notre représentation, alors qu’antérieurement il affirmait la nécéssité dans la réalité et y occupait une place haute.

Deuxième salve :
Quand apparaît le premier mode de reproduction vraiment révolutionnaire – la photographie – l’art sent venir la crise que personne, cent ans plus tard, ne peut plus nier, et il y réagit par la doctrine de l’art pour l’art, qui n’est rien d’autre qu’une théologie de l’art. C’est d’elle qu’est né ce qu’il faut appeler une théologie négative sous la forme de l’idée d’un art « pur », qui refuse non seulement toute fonction sociale, mais encore toute évocation d’un sujet concret.

Troisième salve :
La forme pure dépourvue de tout contenu, autour de laquelle a évolué l’art de la dernière décénie, a fini par révéler brutalement son inconsistance, par découvrir à quel point elle était stérile et détachée de la vie courante, lettre morte dans les conditiuons actuelles des formes typiques de l’art, bonnes pour les cimetières des musées.

Quatrième :
Le projet ruskinien de changer la vie grâce à l’art ne s’étendait qu’au plan esthétique ; l’idée dostoïevskienne de la « beauté qui sauvera le monde » relevait du mysticisme et William Morris, qui rêvait de la fusion de l’art et de la vie, ne situait pas son idéal dans le futur, mais au Moyen Age.


L’art ne semble plus être le contraire de l’utilitaire, c’est un divertissement qui sert à la décoration de la grisaille.



Cinquième remarque
"La monnaie est l’oeuvre d’art transformée en chiffre." (AJ)

Donc l’activité générique de l’artiste peintre – l’œuvre d’art - transformée en chiffre, c’est la monnaie. C’est ce qui se dit chez Sotheby’s en effet. L’œuvre d’art a donc deux qualités : confirmer l’homme comme producteur (cf quatrième remarque), et être de la monnaie. L’homme comme producteur transformé en chiffre, c’est de l’argent. Rien n’est plus vrai. Mais est-on sure que la détermination première de l’homme soit d’être un producteur ? C’est la position de Staline et de Rockefeller. Et de l’artiste-peintre.

L’esprit a déserté l’art pour la monnaie. C’est l’argent qui concentre toute les qualités de l’homme, c’est lui le seul lien entre les hommes. L’argent est la seule chose que les hommes devenus marchandise socialisée ont en commun, c’est la seule communauté réelle. L'argent est le processus par lequel l'homme devient étranger à lui même.
La spiritualité du temps est exprimée dans la réclame. La réclame est la plus haute réalisation spirituelle de l’époque. Dans la réclame, l’argent communique aux hommes chosifiés. Ce que l’on voit avec la réclame, c’est que l’homme est le support par lequel la monnaie se réalise. C’est là l’unique qualité des hommes. C’est la position de Staline et de Rockefeller.



Sixième remarque
"Le communisme réel sera le saut dans le domaine de la liberté et des valeurs, de la communication." (AJ)

La communication est la manifestation de l’essence de l’homme. Elle est son activité générique.

Guirlandes :
Aussi l'homme est-il un animal civique, plus, social que les, abeilles et autres animaux qui vivent ensemble. La nature, qui ne fait rien eu vain n'a départi'qu'à lui seul le don de la parole qu'il ne faut pas confondre avec le son de la voix. (...) C'est ce commerce de la parole qui est le lien de toute société domestique et civile.

L’économie n’est pas comme l’écrit tranquillement Debord dans La société du spectacle « cette partie centrale de la vie sociale » (§ 123) ni la « base matérielle de la vie sociale » (§ 41) mais seulement la théorie dominante de cette partie centrale. La partie centrale — et non seulement centrale mais périphérique — de toute vie sociale, en tous temps, en tous lieux est la communication. La forme actuelle de la partie centrale de la vie sociale, la forme de communication qui domine aujourd’hui est la marchandise.


La communication est un territoire occupé par la monnaie (*) frénétiquement bombardé par la réclame. Le communisme c’est une idée babouviste. Son corps déjà bien meurtri et agonisant a été liquidé d’une balle dans la nuque par la wermarth du publicitaire Jean Paul Goude défilant triomphalement sur les Champs Elysées en 1989.



Septième et dernière remarque :






Trop tard, l’art ne pourra plus libérer tant il reste vrai que les morts ne réssucitent pas. L’artiste est un poseur, éventuellement un faiseur. Le dernier cri c’est le retour du figuratif. Ainsi, si l’on se tient au courant de ces choses, on peut voir aujourd'hui des journalistes prendre la posture.








A la suite de ces remarques rapidement jetées sur le zinc, je me demande dans quelle mesure le projet proposé par Jorn n’est pas plutôt la fin de l’art et la réalisation de l’économie. Réaliser l’économie comme les millénaristes voulaient réaliser la religion. Il y a là une limite quand on veut nuire. Et c’est sur cette limite qu’échoue la certainement sincère mais impuissante volonté de nuisance des employés des postes et des retraités du crédit lyonnais comme des artistes d'avant-garde.

Il y a au moins deux vérités sur l’IS. Elles furent formulées dés 1973. La première concerne son projet (ci dessous explicité à travers la posture de Vaneigem) et la seconde son public.

"Vaneigem parcourt majestueusement l’histoire dans sa robe de chambre de sa subjectivité, dont il a déjà rempli le contenu du conseil. Sa radicalité « pot au feu » lui a permis de ne pas même concevoir la destruction du mode de production (…) . Vaneigem, à sa mnire presque particulière, participe le plus platement du monde au « projet conseilliste » d’une nouvelle organisation du mode de production dans des formes différentes, visant à faire des exploités les maitres de leur propre exploitation, ce nec plus ultra du capital. (**)
(…)
La manière et le point de vue dont fut menée la critique situationniste du vieux monde –du point de vue de la circulation des marchandises – font que la théorie situationniste est devenue la théorie des nouvelles classes moyennes. Ces classes moyennes se situent elles aussi dans la sphère de la circulation des marchandises, d’où cette théorie tire les pésupposés matériels d’où elle était issue et d’où s’élaborait sa critique."

Je crois que de nos jours on peut raisonablement penser que l’art est un cadavre. Quand à l’économie, elle commence à être reconnue pour ce qu’elle est, de Paris à Pékin.


Last Guirlande :

Il nous faut faire attention à sa poussée –quand la taupe continue à fouir à l’intérieur -, et il nous faut l’aider à se réaliser.




Bref, Asger Jorn, ça a été bien mais ça a un peu vieilli.




(*) En décembre 1991, Voyer faisait remarquer que « Aujourd’hui, c’est le monde entier qui est occupé. Là où il n’est pas occupé par la liberté du commerce, il est occupé par Mahomet ou par la pensée de Mao Tsé-Toung. »

(**) Pour le célèbre lettriste Isidore Isou « le traité de savoir vivre du situationiste Raoul Vaneigem, c’est du sous-sous-Sartre à l’usage des avortons intellectuels, c’est l’œuvre d’une Françoise Sagan de la philosophie. » On sait ce que fit Sartre durant l’occupation comme on sait ce que fit Vaneigem pendant l’occupation de la Sorbonne.
Vendredi 27 octobre 2006

Pass'ke y a comme qui dirait une urgence alors voilà la blague :

 

LA JEUNE FILLE REVE DE SITES DE BANLIEUE.

 

 
 
 
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