
J'avais quanrante-six ans et je venais accomplir un rituel. Depuis que j'avais appris à l'âge de onze ans qu'il était interdit de fumer dans les églises, et donc abandonné la religion, j'avais créé peu à peu mes propres rituels.
Paco Ignacio Taibo II
par Waldorf
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Le bon tabac
« Albert est allé en voiture à Paris. Le voilà pris dans un bouchon de la circulation sur les Champs Elysées. Alors qu'il attend, il remarque des gens qui remontent à pied la file de voitures arrêtées et s'adressent aux conducteurs.
Une de ces personnes arrive bientôt à sa hauteur et frappe à la vitre de sa portière. Albert baisse la glace et demande :
— Qu'est-ce qui se passe ?
— Ah, c'est un attentat ! Des terroristes ont enlevé Nicolas Sarkozy. Ils demandent une rançon de 3 millions d'euros, sinon ils vont l'asperger d'essence et lancer une allumette enflammée dessus. Alors, nous faisons une quête.
Albert ne sait pas trop quoi répondre. Il se renseigne :
— Et combien les gens donnent en général ?
— Oh, en moyenne les gens donnent environ cinq litres. »
par Waldorf
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Le bon tabac
Une chose, tout de même, à propos de la campagne anti-tabac : cette fois, les Français manquent à leur réputation de râleurs irrespectueux des lois. Il est nouveau qu'une interdiction soit appliquée et suivie du jour au lendemain. Au début des années 90, il avait fallu de nombreux mois aux fumeurs parisiens pour s'abstenir sur les quais du métro. Les limitations de vitesse sur autoroute, le port de la ceinture de sécurité ont mis des années à s'imposer...Là, non. C'est interdit, on ne fume plus.
Il est interdit de fumer une clope avec le café. Il est interdit aux voyageurs aériens d'apporter de l'eau.
À croire que l'intérêt principal (J'ai failli écrire "l'intérêt réel", mais ça aurait un petit côté Bar de la Théorie de la Conspiration, non ?) de tout ce barouf anti-fumeurs est d'habituer les gens à obéir.
Et le journal Die Welt de rappeler que le droit de fumer à sa guise était une des revendications pour lesquelles les révolutionnaires berlinois descendaient dans la rue au XIXe siècle. "La liberté de fumer en public était un des seules conquêtes qui restaient encore de 1848. C'est fini maintenant", se lamente le quotidien conservateur.
Ça, c'était pour Lebosrg, toujours à l'Est mais avec un mal de dos. Allez, pour te réconforter, Levxsrg, une bonne nouvelle et une chanson.
par Waldorf
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Le bon tabac
Nathalie et Jean-Marc s'en grillent une petite à Paris
par Statler
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Le bon tabac
Dans un entretien donné à la revue électronique Inventaire/Invention, Jean-Luc Moulène énonce l’impact social et symbolique que l’exposition des objets a produit sur ses visiteurs : “ il semblerait que cette exposition ait assumé un désir de grève qui existe dans pratiquement toutes les couches de la population mais qu’on n’ose pas mettre en jeu au sein de sa propre entreprise. Que la fonction de grève soit assumée de façon cathartique via l’art est un fait que je n’avais pas prévu. J’aurais préféré que l’exposition mette les gens en grève plutôt que de répondre à leur désir passif de grève. Il est vrai que depuis quelques années, ce phénomène se reproduit régulièrement où l’on voit la population se réjouir lorsqu’un mouvement social éclate, lorsque la grève est faite. Un plaisir naît ainsi de ces grèves par délégation et l’exposition a fait naître un plaisir de cette sorte ”. [Ici.]
par Waldorf, sur une passe du Prof de ballon
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Le bon tabac

par Waldorf, спасибо CD
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Le bon tabac
C’est pas trop courant mais il arrive qu’au balcon on reçoive du courrier par les tuyaux. Si, si. Avant, dans l’temps, on avait Messieurs Lum et Lamb qui nous disaient bravo ou nous interrogeaient sur des points techniques comme si on était des spécialistes des 1 et des 0. On a aussi le Patriote qui nous fait un mail de temps en temps. Récemment on a reçu du courrier de Saul Davis qui lâchait laconiquement « See Attach »… hé, hé, c’est un blagueur Saul. Thomas Morgan et Miguel Lopez, eux, ils voulaient nous refourguer de la camelote Windows pour gogos sans doute et Patrick Negron voulait nous faire profiter d’un outil révolutionnaire pour optimiser notre référencement… Patrick… m’enfin… Et puis y a P’titLu qui nous a posté un courrier bien bizarre. Ouais, Ptitlu qu’on devine vaguement lycéen, il a mis la rubrique du bon tabac dans les liens sur son blog à l’invite chaleureuse. Ouais… bon avec Wal on s’demande ce qui vaut un tel ostracisme au reste du balcon, mais bon c’est la vie comme disait Jacques. Ptit Lu nous écrivait pour nous demander si on pouvait pas chez nous, ici donc, poster un texte déjà en ligne chez lui. C’est là le truc bizarre. Mais bon, voici donc dans notre rubrique dormante depuis un moment du bon tabac notre invité. Ca s ‘appelle Sensations Cigarettes :Après un travail ardu boosté au café,
Il y a un instant assez particulier qu’il faut savoir apprécier
J’attrape mon pot de tabac, il ne m’en reste plus beaucoup, il est émietté
Mais habitué, finement j’arrive à le rouler, et le temps de retrouver mon briquet,
Je descends sans bruit les escaliers, me rends dans la cave.
Je chausse mes groles en toute discrétion et sors sur la terrasse
J’allume ma cigarette, la première bouffée, recrachée mais pas avalée, a une odeur suave
La seconde est appréciée plus grandement, en soufflant doucement je fait des ronds
Trouvant l’inspiration dans des formes inconnues, créations de la combustion de tabac blond.
Une autre bouffée et je grimpe sur le barbecue en béton, près du muret
Assis au sommet, j’aspire, changeant de partenaires, et de danses, écoutant les bruits et cherchant
D’où ils pourraient émaner. Ils sont rares, c’est cela que je savoure longuement
L’homme ne laissant de marques que dans ses bâtisses faciles à « dés-imaginer »
Cette absence me fait tout oublier
Ou presque. Rien que moi, en train de fumer, jusqu’à la dernière bouffée.
Finalement, tellement diminuée qu’elle me brûle les doigts
J’abandonne la belle gitane, et sans tristesse, je descends de mon toit
Sachant qu’un autre soir, elle sera de nouveau là.
Aussi n’oubliez jamais le tabac
On immole ce compagnon de toutes les infortunes
Inspirateur dans les moments de solitude …
par PtitLu et Statler
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Le bon tabac


Claude Boujon, Les escargots n'ont pas d'histoires.
par Waldorf
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Le bon tabac
Une cigarette de fumée, c'est peut-être cinq minutes de vie en moins
mais une journée de travail, c'est huit heures de vie en moins.
par Waldorf
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Le bon tabac

Et maintenant un peu de technologisme progressiste. Une devinette.
Qui a provoqué l'invention du combiné téléphonique, qui a permis le passage du premier modèle au second qui libère une main ?
— Les fumeurs, bien sûr.
par Waldorf
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Le bon tabac
