FAITS DIVERS
Les anciens proscrits et condamnés politiques ont décidé la formation d'un bataillon de la garde nationale dans lequel ils entreront. Un grand nombre se sont déjà fait inscrire.
Un bureau d'inscription permanente est établi à la mairie du IVe arrondissement ; tous les anciens proscrits sont priés de venir de suite se faire inscrire.
Aujourd'hui jeudi, réunion générale des proscrits à la mairie du IVe arrondissement.
Le comité consultatif d'hygiène publique, composé de MM. Bussy, Fauvel, Michel Lévy, Bouley, Reynaud et Amédée Latour, a été chargé de présenter un rapport sur les travaux que nécessite, dans l'intérêt de la santé publique, l'état déplorable où ont été laissés les corps de tant de victimes dans les environs de la capitale.
Voici la mesure proposée par le Comité à l'égard des tumulus :
Creuser parallèlement à la fosse qui renferme le cadavre, et aussi près que possible d'elle, une fosse de 1 mètre 50 à 2 mètres de profondeur ; enlever la couche de terre recouvrant le cadavre ; répandre sur celui-ci une quantité suffisante de chlorure d'oxyde de chaux pour le désinfecter, puis le faire glisser dans la fosse nouvellement creusée ; placer le cadavre sur un lit de chaux vive, dont il serait recouvert avant de le couvrir de terre.
Le comité d'hygiène a renoncé dans tous le cas à l'emploi de loyens chimiques sur place, cet emploi exigeant le déterrement des cadavres et une quantité énorme de matières désinfectantes.
En somme, les mesures prises peuvent se résumer ainsi :
1° Elévation d'un tumulus de terre de 40 à 50 centimètres de hauteur sur les fosses ou les tranchées renfermant un plus ou moins grand nombre de cadavres, et ensemancé de plantes à végétation rapide et avides d'azote ;
2° Exhumation rapide des cadavres isolés, désinfectés et placés dans une fosse crusée parallèlement et le plus près possible de la fosse ancienne, et couchés sur un lit de chaux vive ;
3° Culture et plantation des terrains dans la zone la plus rapprochée des sépultures.
Situation du 31 mars :
Nous avions dit que l'Assemblée de Versailles était la promiscuité du crime et de l'oppression ; que, d'un côté, l'on avait vendu la France, comme, de l'autre, on l'avait achetée ; et qu'en échange de l'engagement pris, par les uns, de la livrer à l'Allemagne, les autres avaient pris celui de l'achever si elle osait se soustraire au joug de ses vendeurs.
Les faits précis, éloquents, terribles, se pressent pour justifier notre dire. Le comte de Bismark menace Paris dans l'Assemblée ; et Jules Favre, à Rouen, ose déclarer qu'il va s'entendre avec le général de Fabrice pour que Paris soit écrasé.
Mais ce n'est pas tout, M. Jules Favre, fort de l'appui de l'étranger, dont il est devenu le complice, ne veut déjà plus partager avec personne le mérite d'être le bourreau de son pays. D'accord avec une majorité qui veut tout ce que veut la Prusse, M. Jules Favre va jeter M. Thiers par-dessus bord...
Un bureau d'inscription permanente est établi à la mairie du IVe arrondissement ; tous les anciens proscrits sont priés de venir de suite se faire inscrire.
Aujourd'hui jeudi, réunion générale des proscrits à la mairie du IVe arrondissement.
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Le comité consultatif d'hygiène publique, composé de MM. Bussy, Fauvel, Michel Lévy, Bouley, Reynaud et Amédée Latour, a été chargé de présenter un rapport sur les travaux que nécessite, dans l'intérêt de la santé publique, l'état déplorable où ont été laissés les corps de tant de victimes dans les environs de la capitale.
Voici la mesure proposée par le Comité à l'égard des tumulus :
Creuser parallèlement à la fosse qui renferme le cadavre, et aussi près que possible d'elle, une fosse de 1 mètre 50 à 2 mètres de profondeur ; enlever la couche de terre recouvrant le cadavre ; répandre sur celui-ci une quantité suffisante de chlorure d'oxyde de chaux pour le désinfecter, puis le faire glisser dans la fosse nouvellement creusée ; placer le cadavre sur un lit de chaux vive, dont il serait recouvert avant de le couvrir de terre.
Le comité d'hygiène a renoncé dans tous le cas à l'emploi de loyens chimiques sur place, cet emploi exigeant le déterrement des cadavres et une quantité énorme de matières désinfectantes.
En somme, les mesures prises peuvent se résumer ainsi :
1° Elévation d'un tumulus de terre de 40 à 50 centimètres de hauteur sur les fosses ou les tranchées renfermant un plus ou moins grand nombre de cadavres, et ensemancé de plantes à végétation rapide et avides d'azote ;
2° Exhumation rapide des cadavres isolés, désinfectés et placés dans une fosse crusée parallèlement et le plus près possible de la fosse ancienne, et couchés sur un lit de chaux vive ;
3° Culture et plantation des terrains dans la zone la plus rapprochée des sépultures.
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Situation du 31 mars :
Nous avions dit que l'Assemblée de Versailles était la promiscuité du crime et de l'oppression ; que, d'un côté, l'on avait vendu la France, comme, de l'autre, on l'avait achetée ; et qu'en échange de l'engagement pris, par les uns, de la livrer à l'Allemagne, les autres avaient pris celui de l'achever si elle osait se soustraire au joug de ses vendeurs.
Les faits précis, éloquents, terribles, se pressent pour justifier notre dire. Le comte de Bismark menace Paris dans l'Assemblée ; et Jules Favre, à Rouen, ose déclarer qu'il va s'entendre avec le général de Fabrice pour que Paris soit écrasé.
Mais ce n'est pas tout, M. Jules Favre, fort de l'appui de l'étranger, dont il est devenu le complice, ne veut déjà plus partager avec personne le mérite d'être le bourreau de son pays. D'accord avec une majorité qui veut tout ce que veut la Prusse, M. Jules Favre va jeter M. Thiers par-dessus bord...
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Bourse du 5 avril
Dernier Au
cours. comptant
51 40 3 0/0 jouissance 1er janvier 1871 .... 51 45
76 » 4 1/2 jouissance 22 mars.............. » »
» » 4 0/0 jouissance 22 mars.............. » »
Journal Officiel de la République Française sous la Commune, jeudi 6 avril 1871.
par Waldorf
publié dans :
le JO de la Commune de Paris
RAPPORTS MILITAIRES
Neuilly. – Canonnade peu intense. Trois heures et demie : le 194e bataillon a débusqué les Versaillais es barricades du boulevard Bineau, et, malgré une grande résistance opposée, les a forcés de se retirer. La barricade est à nous. Quatre heures : autres barricades ; faiblesse des Versaillais.Vanves. – Nuit calme. Une heure et demie du matin : les Versaillais ont commencé un feu violent sur nos tranchées ; ils sont repoussés.
Issy. – Quatre heures du soir : le parc l'Epine a été incendié par les fédérés et la position occupée. Forts de Vanves et Issy toujours bombardés, mais la situation est bonne.
Bicêtre. – Matinée : petit combat continuel. Une heure : combat violent ; feux versaillais éteins vivement. Château d'Issy brûlait encore à cinq heures.
Location des magasins d'entrepôt.Le directeur des contributions directes, COMBAULT.
MAIRIE DU Xe ARRONDISSEMENT
Afin d'éviter les quêtes dans le rues, qui ne répondent pas à la dignité même de la garde nationale, et pour venir plus promptement en aide aux victimes que la réaction fait tous les jours, la 10e légion est invitée à se concerter afin d'arriver à la formation d'une caisse générale de secours à la garde nationale de l'arrondissement. Cette caisse serait surveillée par un caissier par bataillon, choisi à l'élection, et par un caissier principal choisi par tous les caissiers de bataillon. Par une simple retenue de cinq centimes par jour et par homme, à laquelle viendront s'adjoindre les dons volontaires, on arriverait bien vite à soulager les nombreuses infortunes du Xe arrondissement. Les délégués des compagnies voudront bien se réunir le dimanche matin, 7 courant, à dix heures, salle de l'Harmonie, faubourg Saint-Martin, 64, pour prendre une décision à ce sujet.Le chef de la 10e légion, BRUNEL. Le commandant d'état-major, CHAVENON.
DÉPÊCHES TÉLÉGRAPHIQUES
Lyon, 3 mai, soir. – Les élections municipales qui avaient lieu le 30 avril sont annulées. Les motifs de cette décision ministérielle sont que ces élections ont été troublées par l'émeute qui a eu lieu ce même jour dans l'un des arrondissements de Lyon. De nouvelles élections auront lieu dimanche 7 courant.(Agence Havas.)
Journal Officiel de la République Française sous la Commune, samedi 6 mai 1871.
par Waldorf
publié dans :
le JO de la Commune de Paris
Depuis dimanche, un grand nombre de locataires ont mis à exécution le décret de la Commune sur les loyers, en déménageant sans payer.
Quand, par hasard, quelque concierge récalcitrant tentait de s'opposer à cette façon jusqu'ici méconnue de lui, de prendre congé de son propriétaire, un détachement de gardes nationaux aussitôt requis ne tardait pas à lui rappeler et à lui expliquer le texte du décret en question.
Ce ne sont pas seulement les petits ménages qui ont profité de la décision de la Commune, mais bien aussi des locataires de grands appartements.
On nous cite un habitant de la rue Tronchet qui ne devait pas moins de 10,000 francs à son propriétaire et qui, dimanche, a liquidé la situation de la façon que nous venons d'indiquer.
Quand, par hasard, quelque concierge récalcitrant tentait de s'opposer à cette façon jusqu'ici méconnue de lui, de prendre congé de son propriétaire, un détachement de gardes nationaux aussitôt requis ne tardait pas à lui rappeler et à lui expliquer le texte du décret en question.
Ce ne sont pas seulement les petits ménages qui ont profité de la décision de la Commune, mais bien aussi des locataires de grands appartements.
On nous cite un habitant de la rue Tronchet qui ne devait pas moins de 10,000 francs à son propriétaire et qui, dimanche, a liquidé la situation de la façon que nous venons d'indiquer.
Journal Officiel de la République Française sous la Commune, vendredi 7 avril 1871, « Faits divers ».
par Waldorf
publié dans :
le JO de la Commune de Paris
