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Vendredi 21 mars 2008
iris





De trois soeurs annoncées, Tonton-Papa Milou a fait une messagère fleurie aux yeux arc-en-ciel. Pourtant, c'est la Danseuse qui fut patiente et tint la promesse du cabeceo. Tonton-Papa Milou se reflètait alors barbu dans les miroirs, il y trouva l'étoffe d'un père. Le voilà qui se fie à trois générations de femmes. Depuis le 12 mars, mère et grand-mère savent qu'Iris ne porte que les bonnes nouvelles.

par Statler et Waldorf publié dans : carnet de naissance
Vendredi 16 mars 2007
Une autr’ fois je l’emmène faire un billard
Au café des Boul’vards
Ça faisait douz’ parties qu’il v’nait d’gagner
J’lui dit : «Rentrons dîner.»
Mais v'là l’patron qui cavale derrière nous
En nous traitant de voleurs, de filous
«Mon billard, nous dit-il, il a disparu
J’veux vous fouiller...» Et alors, qui l’eut cru ?
On a r’trouvé l’billard dans son veston
Et puis les boul’s dans son pantalon
Méfiez-vous d’Anatole
C’est un coquin
C’est un coquin
Sous son air bénévole
Il cache une âme de gredin



Dimanche 8 octobre 2006



Déjà, il est né en avance sur son temps. Il est venu avant même d'avoir un nom, parce que ces choses-là ne tombent pas du ciel. Alors il s'élèvera. Il grandira dans les hauteurs de l'Est de la Ville, enfant de la Redoutable, plus gentille des abonnés, et de Madj. Il fermera le poing pour effondrer ce monde.
Lundi 3 avril 2006

Elaboré au cours des débats de juillet 2005,

le Mouvement du 29 Mars

est né dans le Neuf Trois, sous les meilleurs auspices,

lors d'une fronde anti-gouvernementale.

Alléluia!

par Statler et le plus bo dophin du monde publié dans : carnet de naissance
Samedi 19 novembre 2005
aurore


(Midi.)




Pousse, Ninie,  pousse.
par Statler et Waldorf publié dans : carnet de naissance
Mardi 27 septembre 2005
sileneTenez ce vieux, là-bas. Il ne paie pas de mine, à tituber comme ça vers nous. On dirait que son ventre rebondi, projeté à l'avant par chaque pas, est là pour amortir une chute qui ne saurait tarder. Son visage rougi, son nez épaté, les cernes qui lui ferment les yeux lui donnent l'air d'une grappe de raisin rouge. Métamorphose par assimilation. Il vient de nulle part et il trébuche vers nous. Ses mains vides s'agitent au bout des bras dont le mouvement ne se cale pas au rythme des jambes, comme pour saisir quelque chose qui bondirait sans cesse, se refermant toujours dans le vide. Il avance et il approche le vieux. Les enfants se moquent, leurs mères les détournent pendant que les pères s'amusent à le heurter de l'épaule pour le voir dévier comme ils repoussent la pierre dans un autre jeu. Ils se le repassent et les femmes attendent de le voir tomber pour que la partie prenne fin. Aucun d'entre eux ne l'a reconnu. Alors ils jouent. Il ne tombera pas. Il n'est pas tombé face aux Titans. On le dit fils de la Terre, poussé en son sein. Il n'a pas plus à craindre à se casser la figure qu'à embrasser maman, tout simplement. Quand les poussées de la foule, ou simplement les pierres en chemin, l'envoient hors de la route, son escorte le saisi et le ramène vers nous. Les paysans posent les mains sur le vieux, ils le frappent pour le diriger. Ils l'ont enchaîné de guirlandes fleuries. Ils nous le livrent entravé. Ils entourent et guident l'ivrogne qu'ils ont trouvé errant par chez eux, comme leurs chiens entourent et guident leurs maigres troupeaux. Comme les chiens mènent les bêtes au berger, ils mènent le vieux au roi. Ils sont là maintenant, ils vont s'arrêter et bloquer le vieux et rendre hommage. Je presse l'épaule de Midas. Le roi se libère de mon geste, hoche la tête. En deux enjambées, il est contre le vieux. Le roi tremble et ne cherche pas à le dissimuler. Les paysans sont interdits mais je les vois plus. Le roi défait les chaînes colorées, il ouvre les bras et enlace celui qui a élevé Dionysos. Celui qui a appris au dieu du vin à boire. Mais non, attendez. Ce n'est pas un vieux qui vient vers nous. C'est une petite fille. C'est un bébé, un nouveau né de ce matin. C'est Silène.
Lundi 26 septembre 2005
Fabinou un copain était agé de cent ans quand lui fut enfanté Isaac, son fils. Sofi dit : "Mao m'a donné de quoi rire ; quiconque l'apprendra rira à mon sujet."


(...)

Isaac fit des semailles dans ce pays et, cette année là, il trouva le centuple. Mao le bénit, et l'homme devint grand, grandit de plus en plus jusqu'à devenir très grand.

 
 
 
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