La reprise du travail

Publié le par Statler

Il y a une drôle d’odeur de cramé en France. L’actualité est à quelques incendies opportuns en temps de grève, parfois qualifiés, paraît-il, de terrorisme (on se pique de mots). Il conviendrait toutefois de remettre ce terrorisme là à sa place dans la longue liste de petits actes qui montre a quel point en France partout autour de Jean-Pierre Pernault (Jean-Pierre Pernault est à comprendre comme une image de synthèse du cul-blanc standard) le terrorisme diffus et anonyme menace. A son compte, les attaques diverses et variées, des locaux politiques du régime () oscillant avec un égal bonheur entre potache et crime. Également, la vague d’attentats spontanés qui frappa les Anpe fin 2005 début 2006, les récurrents  incendies d’écoles, de bus et les get-apens réguliers contre la police, j’en passe (une pensée émue tout de même pour AZF). Du coup, peut-être que certains affutent déjà leurs armes. A se demander si c’est ainsi que tout peut effectivement devenir possible.


 « Le sabotage est dans la guerre sociale ce que sont les guérillas dans les guerres nationales : il découle des mêmes sentiments, répond aux mêmes nécessités et a sur la mentalité ouvrière d’identiques conséquences.

On sait combien les guérillas développent le courage individuel, l’audace et l’esprit de décision ; autant peut s’en dire du sabotage. »

Emile Pouget, Le Sabotage


 

Publié dans War in Progress

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Criminel 23/11/2007 23:01

Briscard d'Estaing, t'es un visissionnaire. J'ai beaucoup aimé, vraiment.

Briscard 23/11/2007 21:28

Aujourd'hui le sabotage, dans la guerre sociale, n'est plus que tentative sympathique, certes, mais épiphénomènique, puisque de toutes façons le Grand Spectacle, le vrai, celui de la dépossession, est achevé. Non seulement la bière pression est en boite, mais la tireuse est at home (http://lebalto.canalblog.com/archives/2007/06/22/5388708.html).Seules quelques poches de résistance peuvent encore rappeler qu'une vie est encore possible: bloguer sur l'temps travail, télécharger des films de boules sur la bande passante du patron, prétexter la grève pour revendiquer le best effort et se pointer à onze plombes au taf, piquer des Vélibs et zober l'assistante au boss dans les chiottes parce que "depuis dix jours j'rentre chez moi à des pas d'heures et qu'j'ai les hormones qui m'travaillent"... Mais le prolo fatigué, fourbu, anéanti par la déferlante Pernaudsarkoguainoiste, sait que c'est foutu: si on appelle Thorez en renfort, alors la grève, c'est pas la peine de la commencer, même pas en rêve... Le seul truc rigolo, en définitive, c'est que les stalinos sont du côté d'sarko... 'tain, franchement, on s'marre, non?...

lebosrg 23/11/2007 19:33

le sabotage est une très belle arme... Elle a un avenir certain dans ce futur incertain. bizzz aux balconneux et aux autres.

Criminel 23/11/2007 16:29

allez hop! tout le monde rentre, allez! circulez!

gonzolo 23/11/2007 11:52

Ach, les Beastie Boys... nostalgie...