
Stat, pendant que tu te débats avec le Windows de ta maman, puisque Môssieur Milou m'a laissé tomber comme une vieille chaussette et maintenant que Fabinou qu'on ne daigne plus nous saluer, je trouve le temps, l'occasion plutôt, le temps, de toute façon, c'est élastique, je trouve l'occasion, l'opportunité même, je profite de la période des fêtes pour tordre le cou à cette rumeur récurrente [en] qui affirme que le Père Noël rouge est une invention publicitaire de Coca.
Eh ben, non ! et moi, j'ai raconté des conneries à ma grand mère.
Coca a bien utilisé l'image du Père Noël à partir de 1930 mais il existait sous sa forme actuelle (en manteau rouge et blanc) avant, y compris dans la pub.


En 1919, pour Michelin et des clopes turques.
1914 : va-t-en-guerre.En 1875, le Père Noël était mal : il faisait la manche. Encore avant, en 1863, il était en bleu, blanc, rouge et soutenait le Nord.
Il faudra que je demande au Fléau ce qu'elle en pense, elle doit avoir sa petite idée depuis que ce sont ses hormones qui raisonnent. Enfin, bon, toi tu t'en fous : entre deux chefs-d'oeuvres soviétiques ou chinois, tu as vu Le Père Noël contre les Martiens.
Quand Toni sortait de sous la terre, son premier regard était chaque fois pour l'Arche. Il y avait là une grandeur dont il ne voulait pas se lasser. Il se l'interdisait. Il était fier de cette rigueur. C'était comme si ce monument était dressé sur son chemin exprès, un rappel de son potentiel. Une promesse à tenir. Un devoir. C'était là le début du rituel.Puis ses yeux étaient au niveau de l'esplanade. Ils évitaient ceux du sdf toujours placé exactement dans l'alignement de l'escalator, tenant son journal, sans rien dire, il devait voir d'abord apparaître le haut des crânes. Les têtes, les visages ensuite. Les épaules, les corps, en, quoi ? deux, trois secondes. Ces milliers de costumes. Se faisait-il des réflexions sur les couleurs des cravates ? Le Mal-logé. Ou le Sans-logis ? Les yeux de Toni cherchaient vaguement, sans qu'il y pense, ses yeux furetaient jusqu'à apercevoir la vieille qui semblait attendre quelqu'un. D'un côté ou de l'autre, plus ou moins éloignée. Immobile, comme accrochée à quelque chose. Arrivé en haut de l'escalier, Toni vérifiait son estimation de la température au thermomètre public et tournait le dos à l'Arche en quelques pas, depuis peu toujours par le côté où se trouvait la vieille. Il appréciait alors la perspective, Paris, là-bas. L'expression de tant de potentiels. De la brume ou une image bien nette, une lumière matinale splendide. Encore nuit, déjà jour, parfois le soleil qui si près de l'Arc de Triomphe, il y avait des dates où il était aligné, lui aussi, et des heures, évidemment. Le rituel était terminé, Toni marchait vers la Tour.
Le jour où Toni vit cette foule, tous ces costumes, les femmes aussi, tous avançant droit devant, si petits dans ce cadre, dominés par les bâtiments immenses, avalés par la Tour, ce jour où il les vit comme autant de fidèles d'une quelconque religion antique affluant au temple, ce jour-là, Toni manqua s'arrêter pour mieux jouir de l'image. Il sourit et, au contraire, hâta le pas. Oui, il officiait. Il agissait, il faisait tourner la machine, à coups de choix, de prises de risques, de responsabilités, c'est la même chose, il utilisait son potentiel.
Toni repensa au numéro de Time, la personne de l'année, le lecteur lui-même, You, Vous faites la société de l'information, il imaginait le magazine au dix-neuvième siècle titrant sur l'ouvrier personne de l'année, Vous faites la société industrielle, non : Ils font la société industrielle. Juste une intuition comique, il réfléchit à la manière de la tourner pour la raconter.
Les revendications étaient d'ordre salarial. Cette nuit, Washington demande l'application immédiate de ces sanctions. Les deux hommes ont promis de se revoir prochainement.
Ce signe engendre l'étourderie... S'il se bornait à ça, y aurait pas grand bobo. Mais, foutre, il paraît que c'est grâce à lui que bouffe-galette, rats-de-cave, cornichons sénatoriaux, marloupiers, fripouilles, galapiats, pots-de-viniers, chéquards, bonisseurs, bourriques ministérielles, présidents de publiques, rois ainsi qu'empereurs, grouillent sur notre terre kif-kif les asticots dans la charogne.
Les femmes ne font pas exception : elles aussi sont embrenées de votaillerie, de politicaillerie, d'ambition... Heureusement la Sociale n'aura qu'à se montrer pour couper le mauvais œil du Capricorne !
Le premier attentat nucléaire de l’histoire a été perpétré par un Etat n’appartenant pas à l’Axe du Mal et même un Etat résolument engagé dans la guerre contre le terrorisme. Ce serait bon de ne pas l’oublier à l'avenir
Sur le tournage du prochain Astérix, on a consommé des prostituées importées spécialement pour l’occasion depuis l’Europe de l’est, et on aurait consommé de la came à gogo. Dans le même temps, le président Morales de Bolivie, a décidé d’étendre la culture de la coca.
La couverture du Time, offre une belle synthèse de l’humanité contemporaine. On y voit le portrait de l’homme de l’année. Il s’agit d’un ordinateur sur lequel est écrit « YOU ».

« Dans le syndrome Yu Zheng on observe une potentialisation entre les déséquilibres psychiques, les troubles des organes, les troubles des substances, la présence de glaire Tan et les blocages structurels. Ces éléments interagissent en perturbant fortement la circulation du Qi mental et engendrent des symptômes de fatigue physique et mentale, de pessimisme, de la perte d’appétit, des troubles du sommeil et de l’instabilité émotionnelle. La dépression exprime dans tous les cas une faiblesse profonde du Shen et un effondrement du Yang général. »
Michel Deydier-Bastide, Traité de psychologie traditionnelle chinoise
Waldorf et Lebosrg, ne voulaient pas manger chez les chinois du coin. Ils sont donc partis à bicyclette pour se restaurer à la buvette de HomelessLand. Je me suis regardé un petit film de Constantin Mardjanov.




Bientôt il n'y aura plus d'images au balcon.
Stat, figure-toi qu'une assoce propose une action citoyenne contre la misère. Les « biens logés » sont invités à passer une nuit sous la tente aux côtés de vrais « homeless ».La rencontre de la mauvaise conscience très classe moyenne et de la culture des parcs à thème.
Suis-je sage en me félicitant de vieillir ?
Pendant ce temps, l'Iran a voté. Juste avant (au passage, j'apprends que la Commission européenne n'encourage pas les pays extérieurs à l'Union à utiliser l'euro), le gouvernement avait décidé de facturer son pétrole en euros. Ça ne te rappelle rien ?
Stat, je procrastine encore. Tiens, je devais appeler Padubi, et je dois toujours appeler Padubi. Padubi ! Bon, en attendant, cette semaine, je suis allé avec Lebosrg au pays de la pluie voir Sofi et Fabinou un copain, après notre auto-réduction du temps de travail. Je te l’avais dit ? En tout cas, on n’en a pas causé pendant que tu perdais la face aux dominos. Tu as tourné la pierre sculptée ?
Là-bas, au pays de la pluie, il y avait un petit côté visite à la famille éloignée, c’était touchant et plaisant. Fabinou le copain a même appelé, à grand renfort de Ah oui, avec notre fournisseur c’est gratuit. On a cru un moment que les marchands de télécom allaient nous imposer des pubs en échange de la gratuité (c’est bien ça, « en échange de la gratuité »), tu parles, ils sont beaucoup plus forts : ils nous font faire la pub nous-mêmes. Lebosrg doit avoir un concept pour ça. Fabinou le copain a même appelé le réfugié single malt.
Qui m’a raconté une belle histoire de son continent. Celle d’Hugo Chávez qui, lors de son passage à New-York pour l’assemblée de l’ONU, s’est ému du sort des pauvres américains qui ne pouvaient pas se chauffer convenablement à l’approche de l’hiver. Il a décidé une action humanitaire. Le Venezuela vend son pétrole, du fioul presque à moitié prix aux nécessiteux des États Unis et à quelques tribus indiennes. Il a également mis en place un programme d’aide médicale à Cuba pour les citoyens us non assurés. Le réfugié en a entendu parler par une radio latino radicale, il m’a avoué envisager de faire le voyage.
Le lendemain, il a fait très beau au pays de la pluie. Nous sommes allés nous promener au bord de l’eau. Fabinou le copain a tenté un discours écolo avant de se rendre compte que nous traversions le fleuve à bord d’un gros bateau diesel avec moins d’une dizaine de personnes à bord, équipage compris. Mais c’est tellement plus sympa.
Depuis, j’ai enfourché mon vélo pour te mettre une raclée aux dominos et j’ai dîné d’une salade avec le prof de ballon qui a l’air tout à fait prêt à rebondir. Depuis, j’ai lu une histoire qui croisait celle de Blasco, communiste enlevé d’une prison nazie et mené au maquis par les staliniens, uniquement pour l’assassiner eux-mêmes. Mais je n’ai toujours pas appelé Padubi.
Voilà, tu peux tourner la pierre sculptée et reporter la crémaillère de deux semaines encore.
Preséance. « Il n'y a pas que Zinédine Zidane qui soit en Algérie aujourd'hui, c'est aussi le cas de Thierry Breton, le ministre des Finances. »
Samedi soir y' avait bonne bouffe, façon plein la panse et limonade qui coule à flot dans une maison coquette. On faisait ripaille pour donner des cadeaux à Wald et à Lebosrg.
Lebosrg, lui, il a eu une ouebcame. C'est qu'il s'est pris de passion pour le technofascisme depuis qu'il fricotte avec les boches.
La plus gentille de nos abonnés s'est exclamée avec conviction en parlant de madame Royale, "si y'a Sarkozy et Le Pen au deuxième tour, je vote Le Pen" ce qui dans la bouche d'une chiraquienne de 2002 à son importance.
Moi, j'ai organisé la pénurie de pinard par thésaurisation en vue de bien me placer pour de futures négociations.
Ensuite en buvant du champagne qui débordait des coupes, certains se sont mis à beugler l'inter'. Faut dire qu'y avait l'anniversaire de la fin officielle du pays des soviets et ça méritait bien une bonne rigolade au Champ' après avoir mangé le sanglier.
Sinon, bah on s'est filmé les uns les autres pour garder des traces. C'est important les traces.
Wald, qui refuse d'être capitaine de soirée ("et puis quoi encore ? depuis quand ceux qui habitent les quartiers chics font chauffeur de ceux qui habitent des quartiers pourris ?"), est rentré à vélo... et quelle aventure !
Il y a peu Friedman EST crévé. C'est au tour de Pinochet. Sale temps pour la vermine libérale !
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