« Dans une république et dans une démocratie, on n'utilise pas d'armes à feu contre les forces de l'ordre. » Le boss est de retour. Et il veut que ça se sache. Qu’il a dû être grisant pour Nicolas de comparer son épouse à Jackie Kennedy, icône chic-issime intemporelle. Excitant de voir en boucle sur toutes les chaînes de télé son « émissaire » personnelle en Libye quelque part entre Mata-Hari, Diana et Mère Teresa. Mais aussi, nichées dans ces mêmes images, quelques raisons d’espérer. Une jeune guide officielle qui se prend les pieds dans son discours de propagande, une cycliste qui traverse un paysage d’apocalypse avec un foulard de soie rouge sur le visage, comme un scandale d’élégance protestataire , quelques coups d’œil à la dérobée et pas forcément aimables, et, surtout, un jeune homme qui à la pause dort à son poste de travail. «Nous avons deux sources d’inquiétude, à savoir le début de contagion aux autres départements d’Ile-de-France qui n’ont pas été épargnés, avec leur lot de voitures incendiées, et surtout l’usage quasi systématique d’armes à feu contre les policiers, un cap a été franchi dans l’intensité des violences avec l’apparition des armes. D’après nos collègues sur le terrain, la situation est bien pire qu’en 2005». Patrice Ribeiro du syndicat Synergie, s’inquiète de «cette dérive à l’américaine». 142 millions d’euros, c’est le montant total des exportations d’armes par la Flandre au premier semestre 2007 selon le gouvernement flamand . Le premier client des industries d’armement locales restent les Etats-Unis. La police judiciaire des Hauts-de-Seine a ainsi arrêté en juin 2007 trois trafiquants portugais qui ont écoulé 200 pistolets automatiques. A Bobigny, treize trafiquants d’ex-Yougoslavie ont été condamnés le 16 novembre pour avoir «importé» entre 2003 et 2005 des armes de guerre cachées dans des véhicules. Les nouveaux grands patrons sont moins bien payés que les anciens. C’est le constat que fait Proxinvest, qui a publié hier son étude annuelle sur la rémunération globale des dirigeants des 120 plus grandes entreprises françaises. Selon la société de conseil aux actionnaires institutionnels, les grands patrons ont vu leurs émoluments baisser de 5 % en 2006 par rapport à l’année précédente. « La réponse aux émeutes, ce n'est pas plus d'argent encore sur le dos du contribuable. La réponse aux émeutes, c'est l'arrestation des émeutiers. Je réfute toute forme d'angélisme qui vise à trouver en chaque délinquant une victime de la société, en chaque émeute un problème social, ce qui s'est passé à Villiers-le-Bel n'a rien à voir avec une crise sociale, ça a tout à voir avec la voyoucratie. » La critique de ce monde-ci est toujours une critique « du » réel, c’est à dire ce qui appartient à la logique du réel, et donc qui en le contestant, le cautionne. Le porno, pour prendre un exemple typique de l’industrie du sexe, s’ajoute sans doute au réel, ou encore le subvertit mais surtout il se substitue à lui et le relativise en tant que tel. On est avec le porno, dans le registre réel du virtuel. C’est à dire sans nécessité de réalisation de ce qui se montre et de ce qui, ce faisant, s’actualise de ce qui est. Couple exlusif d’une histoire passionnelle, née dans l’interdit de l’adultère : « Nicolas et moi n’avons jamais menti. J’ai essayé de sauver ma famille, j’y ai mis toute ma force, toute mon âme, tout mon cœur mais je ne pouvais plus vivre dans le faux semblant. ». Quand il a mis le feu au poudre c’était frappant dans son maintien, tenant haut la tête et la dodelinant nerveusement. « Vous en avez marre de cette racaille, hein ? ». Il se croyait dans un western spaghetti, c’était Al Pacino dans Scarface : « You know what is a haza, Franck It’s the one that don’t go straight. » « Eh bien, je vais vous en débarasser. Au Karcher, motherfuckers ! » Les émeutiers de Villiers-Le-Bel, de Sarcelles et de Garges-les-Gonesse ont tiré avec des fusils de chasse et des fusils à pompe. Il apparaît qu’il y avait plusieurs tireurs postés parmi des groupes plus ou moins mobiles, vu les angles des tirs : « Brusquement vous devenez le centre du monde. C’est très tentant et séduisant. ». « Nous avons engagé en 2002 (à l'arrivée de M. Sarkozy au ministère de l'Intérieur) une politique déterminée qui a porté ses fruits mais que nous allons amplifier ». Les jeunes internautes français, âgés de 12 à 24 ans, sont les champions d'Europe du "blogging", c'est-à-dire de la lecture des blogs, de leur commentaire ou de leur publication et de leur mise à jour, si l'on en croît une étude du cabinet Forrester publiée aujourd'hui. Docile, le cafard suit le robot. Logique, puisque le robot est un cafard. La preuve, souvent c’est lui qui suit le cafard. Une histoire de fou ! Cécilia n’a pas voté. Le soir de la victoire elle a l’air perdu. « Je fais les choses comme il faut, je me tiens droite, je me tiens comme Dieu le veut ».

Il y a deux sortes de gens :
ceux usagers et ceux qui en ont encore sous la pédale

II
Comment penser ce mur parisien qui hurlait en 1979 :
"pauvres, les commissariats regorgent de viande fraîche"
?
« Le maire PS de Villiers-Le-Bel, Didier Vaillant, s'est rendu sur place pour tenter de calmer les esprits, mais il a dû rebrousser chemin ne parvenant pas à le faire, a expliqué à l'AFP un habitant du quartier.»
Le sinistre qui ne gagne même pas une coupe du monde a déclaré que les enfants feront une heure de sport par jour. Au fait, le Prof de ballon s'est mis au golf.
C'est étonnant comme ces photos sont toujours les mêmes, non ?
Il y a une drôle d’odeur de cramé en France. L’actualité est à quelques incendies opportuns en temps de grève, parfois qualifiés, paraît-il, de terrorisme (on se pique de mots). Il conviendrait toutefois de remettre ce terrorisme là à sa place dans la longue liste de petits actes qui montre a quel point en France partout autour de Jean-Pierre Pernault (Jean-Pierre Pernault est à comprendre comme une image de synthèse du cul-blanc standard) le terrorisme diffus et anonyme menace. A son compte, les attaques diverses et variées, des locaux politiques du régime () oscillant avec un égal bonheur entre potache et crime. Également, la vague d’attentats spontanés qui frappa les Anpe fin 2005 début 2006, les récurrents incendies d’écoles, de bus et les get-apens réguliers contre la police, j’en passe (une pensée émue tout de même pour AZF). Du coup, peut-être que certains affutent déjà leurs armes. A se demander si c’est ainsi que tout peut effectivement devenir possible.
On sait combien les guérillas développent le courage individuel, l’audace et l’esprit de décision ; autant peut s’en dire du sabotage. »
Emile Pouget, Le Sabotage
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- On en a trouvé un ! Mais seulement… il y a des clous… Bah, je pense que ça n’est pas trop grave… ?
- Hm ! Evidemment ce n’est pas bien… Mais on fera avec…
Xaveri Antonovitch enveloppa du regard le guéridon à trois pieds avec des incrustations, et ses doigts remuèrent involontairement.
Pavel Petrovitch dit :
- Ma foi je n’y crois pas. Je n’y crois pas, prenez-le comme vous voulez. Encore que dans la nature, il est vrai…
- Ah ! Que dis-tu ? C’est tellement intéressant ! Mais je vous préviens j’aurai peur !

Etrangement, ce fanatisme n'empêchait pas de faire preuve, en de nombreuses circonstances, d'une grande habileté tactique, d'un remarquable talent politique. Les bolcheviks ont prévu que le signal de l'attaque contre le Palais d'hiver doit être donné par un fanal rouge hissé au mât de la forteresse Pierre-et-Paul. On perd un temps considérable à trouver un fanal.
Le Palais d'hiver est tombé, et une foule enthousiaste s'y presse : on a découvert les caves du palais, on s'abreuve de Château Yquem et de vodka. La beuverie dure plusieurs jours, et quand, pour y mettre fin, on fait vider le vin dans la rue, les passants se mettent à en boire dans les caniveaux. Un propagandiste affirmera « Lénine ne saurait être tué, parce qu'il est la résurrection des opprimés. » En attendant, il est surtout un destructeur acharné de l'ancien monde. La plupart des habitants de la ville ne se sont rendu compte de rien.
C’est pas trop courant mais il arrive qu’au balcon on reçoive du courrier par les tuyaux. Si, si. Avant, dans l’temps, on avait Messieurs Lum et Lamb qui nous disaient bravo ou nous interrogeaient sur des points techniques comme si on était des spécialistes des 1 et des 0. On a aussi le Patriote qui nous fait un mail de temps en temps. Récemment on a reçu du courrier de Saul Davis qui lâchait laconiquement « See Attach »… hé, hé, c’est un blagueur Saul. Thomas Morgan et Miguel Lopez, eux, ils voulaient nous refourguer de la camelote Windows pour gogos sans doute et Patrick Negron voulait nous faire profiter d’un outil révolutionnaire pour optimiser notre référencement… Patrick… m’enfin… Et puis y a P’titLu qui nous a posté un courrier bien bizarre. Ouais, Ptitlu qu’on devine vaguement lycéen, il a mis la rubrique du bon tabac dans les liens sur son blog à l’invite chaleureuse. Ouais… bon avec Wal on s’demande ce qui vaut un tel ostracisme au reste du balcon, mais bon c’est la vie comme disait Jacques. Ptit Lu nous écrivait pour nous demander si on pouvait pas chez nous, ici donc, poster un texte déjà en ligne chez lui. C’est là le truc bizarre. Mais bon, voici donc dans notre rubrique dormante depuis un moment du bon tabac notre invité. Ca s ‘appelle Sensations Cigarettes :Après un travail ardu boosté au café,
Il y a un instant assez particulier qu’il faut savoir apprécier
J’attrape mon pot de tabac, il ne m’en reste plus beaucoup, il est émietté
Mais habitué, finement j’arrive à le rouler, et le temps de retrouver mon briquet,
Je descends sans bruit les escaliers, me rends dans la cave.
Je chausse mes groles en toute discrétion et sors sur la terrasse
J’allume ma cigarette, la première bouffée, recrachée mais pas avalée, a une odeur suave
La seconde est appréciée plus grandement, en soufflant doucement je fait des ronds
Trouvant l’inspiration dans des formes inconnues, créations de la combustion de tabac blond.
Une autre bouffée et je grimpe sur le barbecue en béton, près du muret
Assis au sommet, j’aspire, changeant de partenaires, et de danses, écoutant les bruits et cherchant
D’où ils pourraient émaner. Ils sont rares, c’est cela que je savoure longuement
L’homme ne laissant de marques que dans ses bâtisses faciles à « dés-imaginer »
Cette absence me fait tout oublier
Ou presque. Rien que moi, en train de fumer, jusqu’à la dernière bouffée.
Finalement, tellement diminuée qu’elle me brûle les doigts
J’abandonne la belle gitane, et sans tristesse, je descends de mon toit
Sachant qu’un autre soir, elle sera de nouveau là.
Aussi n’oubliez jamais le tabac
On immole ce compagnon de toutes les infortunes
Inspirateur dans les moments de solitude …
