Al-Qasim al-Hariri fait dire la chose suivante à son héros Abou-Zayd dans Le Livre des Malins :
J'affirme que l'homme n'est que le fils des jours, le fils de ses œuvres et non des temps révolus. La gloire ne git point dans des os redevenus poussière mais dans les efforts de celui qui en lui-même trouve les fondements de sa gloire.
Aujourd'hui, l'État Français a enfin admis officiellement qu'
ÉLISE
était un puit de science.
Il était temps !

ÉLISE
était un puit de science.
Il était temps !

par Statler
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le balcon
« Les millénaristes critiquent ce qui corrompt l'esprit du monde ancien, l'argent, en même temps qu'ils critiquent le monde ancien qui se laisse corrompre, et qui ne peut donc être qu'une forme aliénée de l'esprit. Ils se trouvent à l'épicentre historique où un monde qui fait naufrage annonce que sa vérité est contenue dans sa fin et nulle part ailleurs ; d'où l'importance du thème de l'Apocalypse dans tous ces mouvements. (...) Le Dieu de Luther et de Calvin, consacre l'onanisme du bourgeois. Il est l'agent de la divinité, celui par lequel l'argent se réalise.Toute humanité, toute réciprocité, aura pratiquement disparu d'une société où règne la concurrence de tous contre tous dans une dépendance généralisée, où chacun poursuit son intérêt particulier et exclusif avec l'idée que comme toute chose lui est utile, l'homme lui est pareillement utile.
Le monde bourgeois est un monde vidé de sa spiritualité.
L'essence de l'homme n'apparaît plus aujourd'hui comme Être engendrant l'Être, comme quelque chose de statique, comme état (Dieu omniprésent et immobile). La marchandise circule, se transforme en argent, et l'argent en marchandise, elle s'échange continuellement, l'immobilité pour elle est comparable à la mort, elle est avant tout une activité ; l'essence de l'homme apparaît, désormais, comme activité sociale engendrant l'activité sociale, comme communication. Les millénaristes ont conçu la révolution comme l'union de l'individu et du genre, comme accès à sa propre souveraineté, à la conscience de soi. Cette connaissance devait aboutir à une activité sociale qui était celle de la reconnaissance mutuelle ; mais ils se sont trouvés étrangement démunis lorsqu'ils durent organiser les conditions pratiques de cette reconnaissance ; ils ne purent la concevoir comme communication, comme activité sociale qui se construit rationnellement. Le fait qu'ils se reconnaissaient la plupart du temps comme élus devait bien souvent les isoler dans la société. Au Moyen-Âge, nous avions affaire à une pensée rationnelle qui s'exprimait sous une forme irrationnelle, mais c'était cette rationalité qui faisait que cette pensée se communiquait — ce qui nous a fait dire que le monde de la Religion était à la merci de sa vérité. Aujourd'hui c'est toute notre expérience du monde qui est irrationnelle, qui n'a pas de sens, donc qui ne se communique pas ; tout simplement parce que sa rationalité se trouve hors de nous, hors du champ de notre pensée, c'est le propre de l'extériorité. Quand l'emploi des mots s'est perdu dans les choses, quand les choses ont l'usage des mots, leur sens a disparu pour nous. Quand les marchandises communiquent, l'État peut alors s'emparer du mot communication sans crainte, nous en avons perdu l'emploi. »
GL - L'incendie millénariste
par Statler
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Apocalypse
A trois grammes
(chantez à la manière d'Am Stram Gram)
A trois grammes
Ils m'ont piqué les gendarmes,
Je roulais vers Amsterdam
A trois grammes c'est l'drame!
par Statler
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le balcon

(Midi.)
Pousse, Ninie, pousse.
par Statler et Waldorf
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carnet de naissance
par Waldorf
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Le Baron Noir
Alors que la presse internationale rivalise de jeux de mots autour du thème « la Ville Lumière en feu » sur des tons catastrophistes délirants, menant amis et famille dispersés à l'étranger à mailer des messages mi-inquiets mi-excités, il y a tout de même quelques nouvelles qui détonnent. Des anarchistes de Montréal ont ainsi organisé un piquetage de soutien aux émeutiers : « De Paris à Montréal, les émeutes c'est idéal ! »

Et puis, hiel et ce matin, des anals glecs ont attaqué les locaux des Instituts de Flance à Thessalonique et Athènes. L'occasion d'un glos bisou à Διώδιό, notle toute delnièle abonnée (en bas de la colonne de gauche).
Plus près de nous, à Bordeaux, c'est dans l'enceinte du Palais de Justice que les voitures de police ont été incendiées. Un award, les Duziel ? Chevènement a, lui, enfin eu son prétexte pour instaurer le couvre-feu à Belfort. Un vieux rêve ?
par Waldorf
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War in Progress
< 1ers épisodes <

51. Les autres journaliers, qui se tenaient tout prêts avec leur bâton, courent rejoindre leur camarade, coupant toute retraite à l'Écorcheur. Ils le frappent à coups redoublés.

52. L'Écorcheur, à plat ventre par terre, crie à tue-tête: "Arrêtez ! c'est moi ! ç'est moi !" Siao Pao réplique: "Oui, c'est toi, le sale voleur que nous voulons corriger !"

53. L'Écorcheur, protégeant sa tête des deux mains, hurle: "Ne frappez pas ! je suis votre maître !" Lao Ma brandit le bâton en répliquant: "Tu oses prétendre que tu es notre maître, hé bien, nous allons frapper encore plus fort !"

51. Les autres journaliers, qui se tenaient tout prêts avec leur bâton, courent rejoindre leur camarade, coupant toute retraite à l'Écorcheur. Ils le frappent à coups redoublés.

52. L'Écorcheur, à plat ventre par terre, crie à tue-tête: "Arrêtez ! c'est moi ! ç'est moi !" Siao Pao réplique: "Oui, c'est toi, le sale voleur que nous voulons corriger !"

53. L'Écorcheur, protégeant sa tête des deux mains, hurle: "Ne frappez pas ! je suis votre maître !" Lao Ma brandit le bâton en répliquant: "Tu oses prétendre que tu es notre maître, hé bien, nous allons frapper encore plus fort !"
par Statler et Waldorf
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Les belles histoires de tonton Milou
Sache que le Prophète nous apprend la sortie d'un homme vertueux, d'entre sa nation, qui rendra justice sur terre, après qu'elle soit devenue sous l'emprise de l'injustice et de l'oppression.'alamat al-qiyama al kubra
par Statler
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Apocalypse
Ayons donc confiance dans l'Esprit éternel qui ne détruit et n'anéantit que parce qu'il est une source insondable et éternellement créatrice de toute vie. La volupté de détruire est en même temps une volupté créatrice !Bakounine
par Statler
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Apocalypse
... C'est peut-être que l'État se heurte à un vrai problème intérieur. Ce soir, le Premier sinistre de Villepin a annoncé, tranquille, sans plus d'émotion que s'il évoquait le bilan des Cent jours, qu'un Conseil des ministres extraordinaire se réunira demain, vingt-quatre heures avant le rendez-vous ordinaire, fallait quand même que ça urge, pour permettre l'application de la loi du 3 avril 1955. Comme ça, en passant. Cette loi instaure l'état d'urgence et permet de décréter le couvre-feu. Comme ça, en passant. Elle permet également d'autres bricoles, comme le contrôle de la presse. Mais, pour ça, on n'a pas besoin d'attendre la réunion de demain. Cette loi a été votée pour la guerre d'Agérie et a été utilisée depuis une seule fois en Kanaky, en 1984. Puisqu'il ne s'agit pas uniquement de fêter le cinquantième anniversaire de ce texte, est-ce à dire que l'État considère désormais les banlieues comme des colonies ? Monsieur de Villepin reste zen ; quand le miroir mon beau miroir PPDA évoque l'envoi de l'armée dans les cités, le Premier sinistre répond : « Nous n'en sommes pas là. » Monsieur de Villepin veut aussi communiquer des propositions positives. Il veut aider les jeunes. Alors, il propose de ramener l'âge de la scolarité obligatoire à 14 ans au lieu de 16. Parce que qu'est-ce qu'on s'emmerde au bahut à 15 ans. Pardon ? Ah, le fond. Ce qui se passe, ce qui existe vraiment ? Sur le tiens, mais c'est pas vrai, c'est l'état d'urgence en France, ben je dis rien. Juste : si, c'est vrai. Statou (he he) est en panne alors moi je suis en grève. Je suis comme ça, et le pire c'est que ça me fait sourire là, devant l'écran. C'est facile, oui, mais t'as vu l'heure ?
par Waldorf
publié dans :
War in Progress

