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Lundi 30 avril 2007
trantinoThe Lore of the Lamb
(par dérision de « the law of the land »).


« j'étais déjà en prison y a longtemps et c'était l'école primaire et je devais chier et (...) la loi elle dit que tu dois d'abord lever la main et demander à l'instituteur la permission, alors moi, l'obéisseur au savoir de l'agneau, j'ai vachement levé la main en direction du führer qu'a dit oui thomas qu'est-ce que c'est ? et alors moi thomas j'ai dit je devais... heu... est-ce que je pourrais aller aux toilettes s'il vous plaît ? n'es-tu pas déjà allé aux toilettes hier thomas ? qu'elle m'a dit et j'ai dit oui m'dame... madame parsley... m'sieur euh... mais je dois y r'tourner aujourd'hui mais alors elle a dit NON... et j'ai dit heu... J'DOIS ALLER CHIER BORDEL et elle a encore dit NON mais j'ai fait quand même sauf que j'suis pas sorti j'ai fait dans mon froc, enfin dans le pantalon en velours bon dieu... (...) j'avais quelque chose comme six ans à l'époque et pourtant je crois que même alors je savais sans avoir à réfléchir que si on obéit et qu'on suit les ordres, qu'on adhère à toutes les règles et les décrets du savoir de l'agneau, on finit par chier dans son froc et c'est notre mère qui devra tout laver après, tu vois ? »



Le poète Tommy Trantino, dans le couloir de la mort du pénitencier de Strenton, dans Lock the Lock, Knopf, 1974.
par Waldorf publié dans : le balcon
Dimanche 29 avril 2007
Au soir du premier tour de l’élection présidentielle j’ai eu le loisir de voir dans la boîte à con, un spectacle dont le grotesque fut bien plaisant. Il y avait là un nationaliste Reagano-Tathcherien, grand défenseur de la (F)rance Eternelle, persuadé avec d’autres, depuis cinq ans au moins, d’être un (grand) résistant et qui s’était livré sans vergogne à des gesticulations arrogantes, promettant à qui voulait l’entendre d’extraordinaires surprises. Il s’était donné bien du mal ce tribun du Vésinet. On avait pu le voir s’acoquiner avec un comique professionnel à l’égo surgonflé, puis inspiré par un intellectuel stalino-brejnevien se réfugiant dans les jupes de Georges Marchais (ici en date du 16-04-2007) pour justifier ses retournement de vestes, le tout offant une petite troupe burlesque se dodelinant dans la fête à Neuneu. En fait de surprises extraordinaires, on a pu voir la mine défaite du prétendant, contraint de reconnaître publiquement que le peuple de ce pays dont il est si fier, si aimant et qu'il voulait sauver, n’est qu’un tas de veaux (environ à hauteur de 84% je crois). Voilà ce que devait apprendre ce nationaliste boufonnant. Pan dans ta gueule, le marlou !
De cet échec définitif du nationalisme (si définitif que le félon parle de faire un Epinay – visiblement on n’a de cesse d’être ridicule chez ces gens là) on doit pouvoir tirer la leçon que la France n’est plus une Nation, encore moins une puissance, mais bel et bien une province.
Nous avions déjà évoqué ce provincialisme. Un provincialisme si fort, que la capitale se pare des atours propres aux villes de province où il fait bon vivre (c’est bien connu) et que les élites se comportent sans aucune retenue comme de vulgaires petits chefs de clans, ce dont on ne peut les blâmer puisque c’est ce qu’ils sont effectivement, avec toute la mesquinerie carriériste que cela exige.
C’est aussi à n’en pas douter cet aspect provincial qui fera président, non pas ce tribun du Vésinet, sauveur de la (F)rance Eternelle, relativement boudé, mais plutôt le Père Noël de Centre Commercial, grandi par quelques artifices, roublard, comédien et hâbleur comme pas deux, distribuant à qui veut bien y croire (il a été à bonne école) les promesses d’un avenir moyen et modeste mais radieux. On verra combien de veaux se reconnaissent dans ce cocu monté sur talonnettes.



par Statler publié dans : le balcon
Samedi 28 avril 2007
nike
Alors, Stat, quand je reviens, tu t'en vas. La mer à la montagne dans tous les cas. Belle semaine pour moi en Thrace chez Διοδιω avec le Quintal, رودابه, Rudaba, et les enfants. Je n'étais pas allé dans le coin depuis au moins deux générations. Les montagnes de Διοδιω échappaient peut-être encore au monde mondialisé il y a peu mais, crois-moi, l'UE met le paquet pour que ça se normalise. Et quelques jours qui ressemblaient vraiment à des vacances : une île grecque, de temple en plage, avec des glaces entre les deux. Parfums Toblerone, Smarties, Ferrero Roche d'Or et même Kinder. Il faut dire aux vieux de profiter des noms communs tant qu'il en reste. Pour les gosses, je crains que ce soit trop tard.
Et puis, on revient. Ici, l'éditeur de Vos papiers ! Que faire face à la police ? ainsi que son auteur et l'illustrateur on été condamnés pour avoir représenté un flic avec un groin. Pendant ce temps, des rappeurs sont jugés pour chanter que les policiers sont des « fachos fâchés », le disque a été distribué par la mairie à tous les collégiens. Dans mon quartier chic, j'ai croisé une voiture de patrouille où un flic à l'arrière prenait des photos au téléobjectif. Faisait-il des gros plans sur les narines ?
Le séjour en Thrace s'est achevé sur une question. L'héroïsme nécessite-t-il de se sacrifier ?
Ce soir, chez Lebosrg, c'est Narcisse Expo 3.
Mardi 24 avril 2007


by David Rees
Samedi 21 avril 2007
par Waldorf publié dans : le balcon
Mardi 17 avril 2007

by David Rees
Dimanche 15 avril 2007
La Condition Animale

Comme le reste du système pénitentiaire, Calipatria fonctionne à peu près au double de sa capacité d’origine. Dans les quartiers de moyenne sécurité de l’Etat, on entasse des rangées sordides de lits superposés dans des auditoriums et des salles de jour reconverties, d’une manière proche des prisons de comté surpeuplées. Mais dans les établissements « haut de gamme » de niveau 4 comme Calipatria, on a simplement ajouté, un deuxième détenu dans chacune des petites cellules individuelles de 2 mètres sur 3. (…)  Certtains psychologues du comportement ont témoigné devant les tribunaux que les rats confinés dans de telles situations deviennent invariablement fous furieux et se mangent entre eux.
(…)
Ouverte en 1993, Calipatria est une prison de « niveau 4 », c’est-à-dire de sécurité maximum, qui accueille aujourd’hui 10 % des meurtriers condamnés en Californie, soit 1200 hommes. Pourtant le poste de garde de l’entrée principale est vide, comme dix des douze miradors du périmètre. Si l’étonnante absence de surveillance traditionnelle donne une impression de négligence, c’est une politique concertée. Daniel Paramo, le dynamique officier en charge  des relations publiques, nous l’explique : « les gardiens dans les miradors se méfient de l’incertitude liée à l’erreur humaine. Ils vont plutôt accorder leur pleine confiance à l’Edison de la Californie du Sud »
Paramo se tient devant une clôture électrique menaçante, haute de presque : cinq mètres, prise entre deux grillages à mailles losangées ordinaires. Chacun des 15 brins individuels du câble est parcouru par 5 000 volts fournis par le barrage Parker ; environ 10  fois la tension reconnue comme mortelle. (…) Et quand le directeur de la prison mit tranquillement le courant en novembre 1993, la satisfaction de savoir que le système pénitentiaire avançait sans trop de controverse vers l’avenir technologique fut générale. « Mais », ajoute Paramo d’un air désabusé, « nous avions oublié de prendre en compte dans nos calculs les militants des droits des animaux. »
La prison se situe juste à l’est de la mer de Salton, un lieu de sejour hivernal de premier ordre pour les oiseaux aquatiques, et la clôture à haute tension, au doux vrombissement, est immédiatement devenue une balise érotique pour les oiseaux de passage.  (…) En janvier, la « clôture de la mort » de Calipatria était un scandale écologique international. Quand une équipe de CNN arriva sur le parking de la prison, l’administration pénitentiaire jeta l’éponge et engagea un ornithologue  pour 1’aider à améliorer la clôture. Il en résulta la seule clôture de la mort au monde écologiquement correcte. Paramo a quelques difficultés à ne pas sourire lorsqu’il d détaille les 150 000 dollars d’innovations : « un câble d’avertis ssement  pour les rongeurs curieux : des déflecteurs pour empêcher les oiseaux sauvages de se percher, des petits passages pour les chouettes des terriers ». Calipatrla a aussi construit une jolie  mare pour les oies et les canards de passage.
Vendredi 13 avril 2007

Dans le livre de John Davies , The British Landscape, on trouve une photographie qui, d'après moi,  rend bien compte du chemin sur lequel nous voilà engagé. Prise d’un point de vue surplombant la scène, elle révèle derrière des arbres sans feuille, une étendue de terre plate qui s’enfonce profondément dans une lumière claire d’où suinte l’humidité. Au centre de la composition se dressent fièrement quatre majestueuses cheminées s’élançant vers les étoiles comme le Titan Saturne parti combattre le Ciel. Au pied de ces colosses, on distingue les signes d’une frêle humanité. A gauche, proche de l’œil, on trouve un enclôt. A moins qu’il ne s’agisse d’un parking. Ou bien d’une décharge. Quoiqu’il en soit, un cheval côtoie des voitures et des carcasses. Si l’on avance dans le paysage, sur la droite on perçoit un mouvement. Deux groupes d’hommes (?) aux maillots distincts, courent sur un terrain de football.
Cette photographie a été prise en 1983, du côté de Salford, à Agecroft, ancienne cité minière du nord-ouest de l’Angleterre, dans la région de Manchester où l’on s’était battu contre Margaret Thatcher entre 1983 et 1984. Comme de bien entendu la légende qui accompagne « Agecroft Power Station » nous renseigne sur l’histoire du site. L’industrie qui supplante l’aristocratie, la migration en Virginie, puis la fermeture et la destruction du site à la suite de l’arrêt de l’exploitation minière en 1991. Enfin, caractéristique d’une bien sombre époque, les autorités ont jugé utile d'y construire une prison

Il est vrai que les antiques légendes rapportent que Saturne dévorait ses enfants de peur qu’ils ne mettent fin à son règne.

par Statler publié dans : le balcon
Vendredi 13 avril 2007

Pour des raisons essentiellement techniques nous devons suspendre la publication des cartes postales des copains jusqu’au retour du technicien. Ici aussi, le courrier arrivera donc en retard.
Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée.

par S. pour W. au dépend des copains publié dans : Salut les Copains
Jeudi 12 avril 2007
rando alpes






C'est haut...















rando alpes


Ça donne chaud !

Rien de tel qu'une baignade à poil dans un ruisseau de montagne.




par W pour le Prof de ballon publié dans : Salut les Copains
 
 
 
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