
Tiens, Stat, t'en fais ce que tu veux, mais l'ex-sinistre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy Nagy Bosca, affirme que « Les RTT, c'est bien pour les cadres supérieurs, pas pour les ouvriers. » (Libération)

Nombre d'indices donnent à penser que la Mafia prit son véritable essor vers la puissance en tant que mouvement de révolte régional sicilien contre les désillusions de l'unité italienne des années 1860, mouvement plus efficace que la guerilla des brigands du sud de l'Italie continentale. Ses attaches politiques la liaient à l'extrême-gauche car les radicaux garibaldiens étaient bien le principal parti italien d'opposition.
Mais le caractère de la Mafia changea pour trois raisons.
Tout d'abord il y eut la montée des rapports capitalistes dans la société insulaire. L'apparition des nouvelles formes de mouvements ouvriers et paysans, à la place de l'ancienne alternance de haines secrètes et de violences ouvertes, plaça la Mafia devant un changement sans précédent. En 1866, elle combattit l'autorité par les armes pour la dernière fois. (...) C'est alors qu'apparut le nouveau rapport de force qui devait caractériser la période moderne. La puissance de la Mafia devint inversement proportionnelle à l'activité révolutionnaire. (...) D'un autre côté, l'évolution politique du Nord allait fournir un moyen nouveau et inestimable d'accéder au pouvoir, le suffrage universel. L'apogée de la puissance de la Mafia, mais une apogée qui préfigurait son déclin, apparut avec le triomphe du "libéralisme" dans la politique italienne.
Le point critique de la puissance de la Mafia ne pouvait arriver avant que la gauche ne soit devenue le parti gouvernemental, après 1876. La gauche remarque Colajanni, accomplit ainsi "une transformation de la Sicile et du Sud qui n'aurait pas été obtenue autrement : la soumission complète des masses au gouvernement". L'organisation politique sicilienne, la Mafia, en vint alors à faire partie du système gouvernemental de distribution des faveurs politiques. (Eric Hobsbawm, Les primitifs de la révolte dans l'Europe moderne)
Lorsqu'il travaillait à l'Office of Public Diplomacy du Département d'Etat sous l'administration Reagan, Otto Reich fut l'un des pivots des réseaux clandestins de soutien à la Contra nicaraguayenne. (...) Afin de poursuivre la guerre contre le gouvernement sandiniste, plusieurs "fronts" de la Contra, soutenus en sous-main par la CIA, facilitèrent l'acheminement de tonnes de de cocaïne du Cartel de Medellin sur des bases militaires aux Etats-Unis. (...) A cette époque, Bogota était déja l'allié de Washington dans la "guerre à la drogue", celle-ci étant alors menée par le vice-président (et ancien directeur de la CIA) George Bush Senior, lui aussi impliqué dans le Contragate... C'est également à cette époque que le crack et ses ravages firent leur apparition dans les ghettos noirs des villes américaines. (Diplomatie, 1, janvier-février 2003)
De nos jours, l'expansion indéfinie et universelle de la criminalité, son étalement dans le temps et l'espace au travers de processus continus, sa dilution dans les sphères de l'économie, de la finance et de la politique et les positions stratégiques qu'elles permettent d'y prendre changent toute la donne. La surprenante et insuportable découverte, c'est que la délinquance et la criminalité sont devenues des modes de formation de plus-value, des stratégies de prise de pouvoir banales et généralisées -parce qu'elles sont les activités les plus rentables de l'économie et qu'elles prennent des dimensions planétaires. Elles ont céssé d'être l'apanage des marginaux et des classes dangereuses. On ne peut plus, non plus, continuer de les considérer comme l'expression de conduites uniquement individuelles qui seraient dissociables du fonctionnement des instances sociales où elles s'épanouissent, à savoir l'économie, la finance et le pouvoir. Elles sont devenues l'un des modes d'organisation nécessaires de ces champs d'activité. (Jean de Maillard, Le marché fait sa loi)
La présentation dura deux heures pendant lesquelles Martin détailla le fonctionnement et l'organisation de FIAM SA. Il proposa des solutions d'optimisation pour tous les processus logistiques et financiers qu'on lui avait décrits, mais également pour ceux qu'on avait essayé de lui cacher. Il prit soin à chaque fois d'éluder les points légalement ou moralement douteux, à la manière d'un professionel qui considèrent que ces sujets ne sont pas de son ressort. Il s'agissait là d'un impressionnant travail de consultant. Un auditeur non averti aurait été incapable d'imaginer qu'il était question d'économie criminelle. Martin savait que Daniel appréciait ce double langage. Son client le lui confirma en ramarquant :- Que l'objectif soit légal ou non, les règles économiques s'appliquent strictement de la même façon. C'est ce qui les rends fascinantes. (Alain Wegscheider, Etat dynamique des stocks)

Stat, tu m'as raconté cette histoire. En Belgique, la loi anti-tabac est déjà appliquée dans les restaurants.
Elle provoque un certain manque à gagner chez les tenanciers. Pas tant à cause d'une éventuelle baisse de la fréquentation. Non, c'est plutôt que les fumeurs doivent sortir fumer leur clope d'après le repas, la cigarette post-prandiale, comme dit l'Épatante qui se ferait appeler Commandante T ces derniers temps, ils sortent fumer leur clope et certains ne reviennent pas.
21 mars — 20 avril
Le bélier est le patron des cornards.
Ceux qui naîtront ce mois-là, ou qui se marieront avec une femme née ce mois-là, ne passeront pas au travers ! Y aura pas mèche pour eux de se pavaner sous la tour Eiffel... Ça, c'est la conséquence logique du mariage légal ! il est toujours une affaire commerciale, un maquignonnage d'intérêts — jamais une union des cœurs.
Pourquoi la femme, ainsi réduite à l'état de propriété du mâle, ne chercherait-elle pas à s'évader par la tangente ?...
Pour se consoler, le mari pourra se faire une raison et se dire que si sa femme plaît à d'autres que lui, c'est preuve qu'elle a des qualités.

Aujourd’hui les Ouins-ouins Sisters, elles ont une fièvre du genre de celle qui vous colle à votre lit. Comme le plus beau dauphin du monde est en vadrouille au pays des catholiques antisémites atlantistes, je fais plaisement le garde malade. Ca m’épargne le turbin et les gladiateurs, ce qui n’est jamais une mauvaise chose. J’ai un peu profité de ce chomage impromptu pour m’éclairer à propos du labeur. Un copié-collé, pas encore digéré, que le lecteur m’excuse, mais en même temps ça n’est qu’un blog.
« Parmi les conséquences spirituelles des découvertes de l’époque moderne, la plus grave peut-être et, en même temps, la seule qui fût inévitable puisqu’elle suivit de près la découverte du point d’archimède et l’apparition connexe du doute cartésie, a été l’inversion des rangs de la vita contemplativa et de la vita activa dans l’ordre hiérarchique. « Ma logique est celle du travail. Ma stratégie commence par le travail, se poursuit par le travail, se termine par le travail. Car la crise morale française porte un nom : c’est la crise du travail. »
(…)
Le métier se présente comme un facteur de différenciation et de cloisonnement entre les citoyens. S’ils se sentent unis en une seule cité, ce n’est pas fonction de leur travail professionnel, mais malgré lui et en dehors de lui. Le lien social s’établit au delà du métier, sur le seul plan où les citoyens peuvent s’aimer réciproquement parce qu’ils se comportent tous de façon identique et ne sentent pas différents les uns des autres : celui des activités non professionnelles, non spécialisées, qui composent la vie politique et religieuse de la cité.
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[Dans le système social et mental de l’antquité] , l’homme « agit » quand il utilise les choses, non quand il les fabrique. L’idéal de l’homme libre est d’être universellement usager, jamais producteur. Et le vrai problème de l’action, au moins pour les rapports de l’homme avec la nature, est celui du « bon usage » des choses et non de leur transformation par le travail.
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Parmi les activités de la vita activa les premières à s’emparer de la place jadis occupée par la contemplation furent celles du faire et de la fabrication, prérogatives de l’homo faber.
A la suite de R. H. Coase (1937) et de H. Simon (1951), tout un courant observe que s’il y a pouvoir d’achat, ce qu’achète l’employeur et que vend le salarié n’est pas un service, mais son obéissance dans un “domaine d’acceptation” variable.
(…)
L’autorité du patron sur ses salariés se ramène-t-elle seulement à un pouvoir reposant sur la menace de ne pas (re)contracter, un pouvoir de marché qui joue essentiellement sur la peur du salarié d’avoir à supporter le coût d’un licenciement
(…)
Les économistes supposent pratiquement toujours un dominé rationnel qui opte pour la subordination et décide à chaque instant de s’y maintenir à la suite d’un calcul mené sur la base de son intérêt égoïste, même s’il s’agit d’un choix “contraint” par les conditions du marché.
Or le subordonné ne calcule pas au jour le jour, il suit ce que nous nommerons une convention d’obéissance. L’employé ne calcule pas à chaque instant s’il a ou non intérêt à renouveler
tacitement son contrat de travail; il obéit par routine, il suit la règle en confiance, sauf à la refuser et non seulement il agit ainsi, mais tous les autres, aussi bien l’employeur que les autres employés savent que chacun agit ainsi. Le fait que la menace crédible reste habituellement à l’arrière plan et que l’employé se maintienne dans cette routine d’obéissance peut, en particulier (mais pas seulement), être expliqué par la rationalité limitée qui amène à se contenter d’observer cette règle “satisfaisante”. On est en présence d’une adhérence au statu quo liée aux coûts du changement.
Dès lors, ainsi que le notait Arrow (1974), chaque employé pensant que tous les autres vont obéir (d’abord par routine d’obéissance), va être amené lui-même à obéir dans la mesure où l’efficacité d’un refus d’obéissance n’est efficace que lorsqu’il est collectif. ?
Dans le Parisien Libéré du 21 février 2007, le très viril monsieur Sarkozy Nagy Bosca déclare :
Slavers throwing overboard the dead and the dying
Typhon coming on « The Slave Ship »
Mon esprit, malheureusement parfois encore trop plein des quelques fausses évidences proférées par les nervis de l’Education Nationale à l’encontre des enfants, fut surpris d’apprendre qu’en Italie, un juif sur quatre avait été inscrit au parti fasciste, soit 25% de la population juive d’Italie. A cette époque, le Duce avait pour maitresse madame Sarfatti (Margharita de son prénom). Puis, il y eut la conquête de l’Abysinie et le racisme contre les nègres. Et, en 1938, le racisme contre les juifs et donc aussi contre le gouverneur italien de l'Ethiopie.Les italiens s'étaient pris de la fantaisie de se voir en aryen, suivant en cela les délires hyperboréens hallucinés d’un Baron illuminé par la lumière qui tombe sur l’Indus. « Pour être à fond antisémite, il n’y a pas à recourrir au moyen terme, aux idées elles mêmes compromises avec le mal contre leqel on voudrait combattre. Il faut être radical. Il faut évoquer les valeurs, se déclarer « aryen » sérieusement et non pas sur la base de conceptions vagues et unilatérales provenant d'une espèce de matérialisme biologique : des valeurs d'une spiritualité solaire et olympique, d'un classicisme fait de clarté et de force maitrisée, d'un nouvel amour pour la différence et pour la personnalité libre. » Récemment, au détour d'une conversation, il m’a été demandé, l’air de rien, si j’avais jamais lu Julius Evola. Question fort compréhensible dans la mesure où il n'y avait là rien d'évident. En revanche, c’est évidement à vomir, comme tout le romantisme aritocratique décomposé, chié par le putride Occident. J't’en foutrais moi du yoga tantrique !
