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Vendredi 30 mars 2007
Stat, finalement la sécurité n'est pas si sûre que ça. Le plus beau métier du monde reste, quoi qu'on en dise, celui de faussaire et son avenir est assuré. Ainsi, les nouveaux passeports à puce ont cette particularité de diffuser leurs informations. Ça ouvre de nouvelles perspectives, le vol d'empreintes digitales par exemple. Il faut se mettre à jour. Voilà une flopée d'articles qui évoquent la question : ici et , et . Ils ont, par ailleurs, l'amusante particularité de se contredire visiblement sur plein de points de détails.

faux monnayeur
par Waldorf publié dans : le balcon
Jeudi 29 mars 2007
amie chinoise
« Le 17 avril, Caroline Fornieles devrait participer à la prochaine cérémonie, au cours de laquelle une cinquantaine d'enfants seront parrainés. (...)  La future "marraine" se prépare à ses "nouvelles responsabilités". Pour le moment, elle a encore un peu de mal à retenir les prénoms des membres de "sa" famille wenzhou. Sur le répertoire de son téléphone mobile, au lieu du prénom de la maman - qu'elle connaît un peu, pour avoir échangé avec elle des cadeaux pour leurs enfants respectifs -, elle a noté : "amie chinoise". Un hommage à la "tradition" bellevilloise... » (Le Monde)

Tiens, Stat, t'en fais ce que tu veux, mais l'ex-sinistre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy Nagy Bosca, affirme que « Les RTT, c'est bien pour les cadres supérieurs, pas pour les ouvriers. » (Libération)

par Waldorf publié dans : le balcon
Mardi 27 mars 2007

Nombre d'indices donnent à penser que la Mafia prit son véritable essor vers la puissance en tant que mouvement de révolte régional sicilien contre les désillusions de l'unité italienne des années 1860, mouvement plus efficace que la guerilla des brigands du sud de l'Italie continentale. Ses attaches politiques la liaient à l'extrême-gauche car les radicaux garibaldiens étaient bien le principal parti italien d'opposition.
Mais le caractère de la Mafia changea pour trois raisons.

Tout d'abord il y eut la montée des rapports capitalistes dans la société insulaire. L'apparition des nouvelles formes de mouvements ouvriers et paysans, à la place de l'ancienne alternance de haines secrètes et de violences ouvertes, plaça la Mafia devant un changement sans précédent. En 1866, elle combattit l'autorité par les armes pour la dernière fois. (...) C'est alors qu'apparut le nouveau rapport de force qui devait caractériser la période moderne. La puissance de la Mafia devint inversement proportionnelle à l'activité révolutionnaire. (...) D'un autre côté, l'évolution politique du Nord allait fournir un moyen nouveau et inestimable d'accéder au pouvoir, le suffrage universel. L'apogée de la puissance de la Mafia, mais une apogée qui préfigurait son déclin, apparut avec le triomphe du "libéralisme" dans la politique italienne.

Le point critique de la puissance de la Mafia ne pouvait arriver avant que la gauche ne soit devenue le parti gouvernemental, après 1876. La gauche remarque Colajanni, accomplit ainsi "une transformation de la Sicile et du Sud qui n'aurait pas été obtenue autrement : la soumission complète des masses au gouvernement". L'organisation politique sicilienne, la Mafia, en vint alors à faire partie du système gouvernemental de distribution des faveurs politiques. (Eric Hobsbawm, Les primitifs de la révolte dans l'Europe moderne)

Lorsqu'il travaillait à l'Office of Public Diplomacy du Département d'Etat sous l'administration Reagan, Otto Reich fut l'un des pivots des réseaux clandestins de soutien à la Contra nicaraguayenne. (...) Afin de poursuivre la guerre contre le gouvernement sandiniste, plusieurs "fronts" de la Contra, soutenus en sous-main par la CIA, facilitèrent l'acheminement de tonnes de de cocaïne du Cartel de Medellin sur des bases militaires aux Etats-Unis. (...) A cette époque, Bogota était déja l'allié de Washington dans la "guerre à la drogue", celle-ci étant alors menée par le vice-président (et ancien directeur de la CIA) George Bush Senior, lui aussi impliqué dans le Contragate... C'est également à cette époque que le crack et ses ravages firent leur apparition dans les ghettos noirs des villes américaines. (Diplomatie, 1, janvier-février 2003)

De nos jours, l'expansion indéfinie et universelle de la criminalité, son étalement dans le temps et l'espace au travers de processus continus, sa dilution dans les sphères de l'économie, de la finance et de la politique et les positions stratégiques qu'elles permettent d'y prendre changent toute la donne. La surprenante et insuportable découverte, c'est que la délinquance et la criminalité sont devenues des modes de formation de plus-value, des stratégies de prise de pouvoir banales et généralisées -parce qu'elles sont les activités les plus rentables de l'économie et qu'elles prennent des dimensions planétaires. Elles ont céssé d'être l'apanage des marginaux et des classes dangereuses. On ne peut plus, non plus, continuer de les considérer comme l'expression de conduites uniquement individuelles qui seraient dissociables du fonctionnement des instances sociales où elles s'épanouissent, à savoir l'économie, la finance et le pouvoir. Elles sont devenues l'un des modes d'organisation nécessaires de ces champs d'activité. (Jean de Maillard, Le marché fait sa loi)

La présentation dura deux heures pendant lesquelles Martin détailla le fonctionnement et l'organisation de FIAM SA. Il proposa des solutions d'optimisation pour tous les processus logistiques et financiers qu'on lui avait décrits, mais également pour ceux qu'on avait essayé de lui cacher. Il prit soin à chaque fois d'éluder les points légalement ou moralement douteux, à la manière d'un professionel qui considèrent que ces sujets ne sont pas de son ressort. Il s'agissait là d'un impressionnant travail de consultant. Un auditeur non averti aurait été incapable d'imaginer qu'il était question d'économie criminelle. Martin savait que Daniel appréciait ce double langage. Son client le lui confirma en ramarquant :
- Que l'objectif soit légal ou non, les règles économiques s'appliquent strictement de la même façon. C'est ce qui les rends fascinantes. (Alain Wegscheider, Etat dynamique des stocks)

Mardi 27 mars 2007
   
by David Rees
Lundi 26 mars 2007
par Statler publié dans : le balcon
Jeudi 22 mars 2007

Stat, tu m'as raconté cette histoire. En Belgique, la loi anti-tabac est déjà appliquée dans les restaurants.
Elle provoque un certain manque à gagner chez les tenanciers. Pas tant à cause d'une éventuelle baisse de la fréquentation. Non, c'est plutôt que les fumeurs doivent sortir fumer leur clope d'après le repas, la cigarette post-prandiale, comme dit l'Épatante qui se ferait appeler Commandante T ces derniers temps, ils sortent fumer leur clope et certains ne reviennent pas.
Jeudi 22 mars 2007

zodiac pouget21 mars — 20 avril


 


Le bélier est le patron des cornards.

Ceux qui naîtront ce mois-là, ou qui se marieront avec une femme née ce mois-là, ne passeront pas au travers ! Y aura pas mèche pour eux de se pavaner sous la tour Eiffel... Ça, c'est la conséquence logique du mariage légal ! il est toujours une affaire commerciale, un maquignonnage d'intérêts — jamais une union des cœurs.

Pourquoi la femme, ainsi réduite à l'état de propriété du mâle, ne chercherait-elle pas à s'évader par la tangente ?...

Pour se consoler, le mari pourra se faire une raison et se dire que si sa femme plaît à d'autres que lui, c'est preuve qu'elle a des qualités.

Lundi 19 mars 2007
Ce soir, dans l'émission « France-Europe-Express », Nicolas Sarkozy Nagy Bosca a affirmé qu'on peut dire des Chinois que c'est une race ; mais pas des Français, pas assez ethniquement homogènes. Dont acte. Voilà, en fait, à quoi réfléchit cet homme quand il se fait raser.

sdupont
par Waldorf, bientôt de retour publié dans : le balcon
Lundi 19 mars 2007

Aujourd’hui les Ouins-ouins Sisters, elles ont une fièvre du genre de celle qui vous colle à votre lit. Comme le plus beau dauphin du monde est en vadrouille au pays des catholiques antisémites atlantistes, je fais plaisement le garde malade. Ca m’épargne le turbin et les gladiateurs, ce qui n’est jamais une mauvaise chose. J’ai un peu profité de ce chomage impromptu pour m’éclairer à propos du labeur. Un copié-collé, pas encore digéré, que le lecteur m’excuse, mais en même temps ça n’est qu’un blog.


 

L’exemple classique, dès le Vie siècle, est celui de Chios, la cité où apparaissent pour la première fois des institutions démocratiques et où, nous dit Théopompe, pour la première fois on a acquis des esclaves étrangers. Suivant la formule bien connue de Finley « un aspect de l’histoire grecque est, en bref, l’avance, main dans la main, de la liberté et de l’esclavage .» 
(…)
Au reste on sait que la masse des esclaves ne formait pas un groupe aussi homogène que nous sommes tentés parfois de l’imaginer. En dehors de la variété des origines ethinques, des diversités de langues, qui dressaient déjà bien des barrières, les conditions réelles de travail et de vie accusaient, derrière l’identité apparente du statut juridique, des différences considérables. Qu’y a-t-il e commun entre un esclave domestique comme ceux que la Nouvelle Comédie met en scène, ou un esclave dirigeant à la place et au nom de son maître une entreprise artisanale et ceux qui peinaient enchaînés dans les mines du Laurion ? Entre un esclave agricole, un précepteur dans une famille riche, un employé dans l’administration de l’Etat ?
(…)
Le métier se présente comme un facteur de différenciation et de cloisonnement entre les citoyens. S’ils se sentent unis en une seule cité, ce n’est pas fonction de leur travail professionnel, mais malgré lui et en dehors de lui. Le lien social s’établit au delà du métier, sur le seul plan où les citoyens peuvent s’aimer réciproquement parce qu’ils se comportent tous de façon identique et ne sentent pas différents les uns des autres : celui des activités non professionnelles, non spécialisées, qui composent la vie politique et religieuse de la cité.
(…)
[Dans le système social et mental de l’antquité] , l’homme « agit » quand il utilise les choses, non quand il les fabrique. L’idéal de l’homme libre est d’être universellement  usager, jamais producteur. Et le vrai problème de l’action, au moins pour les rapports de l’homme avec la nature, est celui du « bon usage » des choses et non de leur transformation par le travail.
(Vernant Vidal Naquet, Travail et esclavage en grèce ancienne

En survolant « La condition de l’homme moderne » de H Arendt, je lis :

« Parmi les conséquences spirituelles des découvertes de l’époque moderne, la plus grave peut-être et, en même temps, la seule qui fût inévitable puisqu’elle suivit de près la découverte du point d’archimède et l’apparition connexe du doute cartésie, a été l’inversion des rangs de la vita contemplativa et de la vita activa dans l’ordre hiérarchique.
(…)
Parmi les activités de la vita activa les premières à s’emparer de la place jadis occupée par la contemplation furent celles du faire et de la fabrication, prérogatives de l’homo faber


Benigno Caceres (Loisirs et travail du MA à nos jours), quand à lui, explique que si au Moyen age,la journée de travail est incroyablement longue (entre 8 e 16 heures) on chôme 85 jours (dimanches et jours saints – merci Seigneur) auxquels s’ajoutent 70 samedis et veilles de fêtes partiellement travaillés. Il propose un total de 120 à 130 jours chôméspar ans. Il rapporte également que d’après Vauban, on ne travaille vraiment ( ?) que 80 jours par an dans les campagnes. En 1666, Colbert demande à l’archevêque de Paris de supprimer une vingtaine de jours de fête.

Alain Caillé dans sa présentation du numéro 18 de la Revue du MAUSS, note : « Les États-Unis, explique R. Reich, ont développé des normes de durée et d’intensité de travail très supérieures à ce qui a jamais existé, et ces nouvelles normes sont en train de s’imposer à l’échelle mondiale. Sauf à basculer dans la marginalité et l’exclusion, personne, sauf cas exceptionnel, ne peut plus s’y soustraire. S’impose dans toute sa puissance la force inexorable du destin puritain et travailleur. »

Chez Charles Marx de 1844 : « D’abord le travail est extérieur au travailleur, il n’appartient pas à son être : dans son travail, le travailleur ne s’affirme pas mais se nie ; il n’y déploie pas une libre activité physique et intellectuelle, mais mortifie son corps et ruine son esprit. En conséquence, celui qui travail se sent auprès de soi-même seulement en dehors du travail ; dans le travail il se sent extérieur à soi-même. Son travail n’est pas volontaire mais contraint, travail forcé. Il n’est donc pas la satisfaction d’un besoin, mais seulement un moyen de satisfaire des besoins en dehors du travail. Le caractère étranger du travail apparaît nettement dans le fait que s’il n‘existe pas de contrainte physique ou autre, le travail est fui comme la peste. L’extériorité du travail par rapport au travailleur apparaît dans le fait que le travail n’est pas le bien propre du travailleur, mais celui d’un autre, qu’il ne lui appartient pas, que dans le travail le travailleur ne s’appartient pas à lui même mais à un autre. »

Mr Ripley donne en référence un article d’un certain Pierre Dockès (Pouvoir, autorité et convention d’obéissance) :

A la suite de R. H. Coase (1937) et de H. Simon (1951), tout un courant observe que s’il y a pouvoir d’achat, ce qu’achète l’employeur et que vend le salarié n’est pas un service, mais son obéissance dans un “domaine d’acceptation” variable.
(…)
L’autorité du patron sur ses salariés se ramène-t-elle seulement à un pouvoir reposant sur la menace de ne pas (re)contracter, un pouvoir de marché qui joue essentiellement sur la peur du salarié d’avoir à supporter le coût d’un licenciement
(…)
Les économistes supposent pratiquement toujours un dominé rationnel qui opte pour la subordination et décide à chaque instant de s’y maintenir à la suite d’un calcul mené sur la base de son intérêt égoïste, même s’il s’agit d’un choix “contraint” par les conditions du marché.

Or le subordonné ne calcule pas au jour le jour, il suit ce que nous nommerons une convention d’obéissance. L’employé ne calcule pas à chaque instant s’il a ou non intérêt à renouveler

tacitement son contrat de travail; il obéit par routine, il suit la règle en confiance, sauf à la refuser et non seulement il agit ainsi, mais tous les autres, aussi bien l’employeur que les autres employés savent que chacun agit ainsi. Le fait que la menace crédible reste habituellement à l’arrière plan et que l’employé se maintienne dans cette routine d’obéissance peut, en particulier (mais pas seulement), être expliqué par la rationalité limitée qui amène à se contenter d’observer cette règle “satisfaisante”. On est en présence d’une adhérence au statu quo liée aux coûts du changement.

Dès lors, ainsi que le notait Arrow (1974), chaque employé pensant que tous les autres vont obéir (d’abord par routine d’obéissance), va être amené lui-même à obéir dans la mesure où l’efficacité d’un refus d’obéissance n’est efficace que lorsqu’il est collectif. ?  

 Le 23 novembre 1938, la tribune de Genève publiait cette puissante rélexion :  
 En assimilant le travail à une marchandise, le capitalisme a commis l’erreur de le ranger parmi les éléments femelles de la production, de le traiter sur le même pied que la matière inerte ; il l’a emasculé, il l’a changé de sexe. Voilà ce qu’il faut proclamer bien haut : le travailest principe mâle.

 Dans le Parisien Libéré du 21 février 2007, le très viril monsieur Sarkozy Nagy Bosca déclare : 

 

 « Ma logique est celle du travail. Ma stratégie commence par le travail, se poursuit par le travail, se termine par le travail. Car la crise morale française porte un nom : c’est la crise du travail. » 


 Slavers throwing overboard the dead and the dying
Typhon coming on « The Slave Ship »
 

par Statler publié dans : le balcon
Samedi 17 mars 2007
Mon esprit, malheureusement parfois encore trop plein des quelques fausses évidences proférées par les nervis de l’Education Nationale à l’encontre des enfants, fut surpris d’apprendre qu’en Italie, un juif sur quatre avait été inscrit au parti fasciste, soit 25% de la population juive d’Italie. A cette époque, le Duce avait pour maitresse madame Sarfatti (Margharita de son prénom). Puis, il y eut la conquête de l’Abysinie et le racisme contre les nègres. Et, en 1938, le racisme contre les juifs et donc aussi contre le gouverneur italien de l'Ethiopie.
Les italiens s'étaient pris de la fantaisie de se voir en aryen, suivant en cela les délires hyperboréens hallucinés d’un Baron illuminé par la lumière qui tombe sur l’Indus. « Pour être à fond antisémite, il n’y a pas à recourrir au moyen terme, aux idées elles mêmes compromises avec le mal contre leqel on voudrait combattre. Il faut être radical. Il faut évoquer les valeurs, se déclarer « aryen » sérieusement et non pas sur la base de conceptions vagues et unilatérales provenant d'une espèce de matérialisme biologique :  des valeurs d'une spiritualité solaire et olympique, d'un classicisme fait de clarté et de force maitrisée, d'un nouvel amour pour la différence et pour la personnalité libre. » Récemment, au détour d'une conversation, il m’a été demandé, l’air de rien, si j’avais jamais lu Julius Evola. Question fort compréhensible dans la mesure où il n'y avait là rien d'évident. En revanche, c’est évidement à vomir, comme tout le romantisme aritocratique décomposé, chié par le putride Occident. J't’en foutrais moi du yoga tantrique !
par Statler publié dans : le balcon
 
 
 
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