- Putain ouais.
- Putain ouais putain, ils ont jamais été sur le terrain. J'ai raison ou pas ? Bien sûr que j'ai raison, putain.
- Le problème c'est ces putains de civils. Aucun respect, comme tu dis. Ils se plaignent genre ils pleurnichent, ils nous chient une pendule pour chaque connard qu'on ramène par les couilles, et ces putain de racaille qui nous ont pris le chou à... à Villiers-le-Bel...
- Hark
- Laissez le respirer...
- Nico...
- T'aurais pas dû dire ce nom.
to be continued demain
par Statler
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Villiers-le-Bel
- ah c'est sûr c'est pas facile. Savez la ville à pas toujours été comme ça. Les gens respectaient la loi.
- A part les gros plein de thune de Viceroy Hill, Nico.
- Ouais, eux, ouais mais ils payaient bien, tu vois ce que je veux dire ? C'étaient une forme de respect. C'est fini ce temps là. Civic center ils paient au lance pierre. Ces putains de civils ils vous traitent comme des pestiférés. Et me lancez pas sur les connards qui gèrent Police Plaza aujourd'hui, assis sur leur cul. Me lancez pas sur cette merde.
to be continued demain
par Statler
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Villiers-le-Bel
par Statler et Waldorf
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Frosty the snowman
« Caillassage en réunion avec guet-apens »
par Waldorf
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Anarchie en Sarkozie
Sur le bord du bidet
André Glucksmann propose que Nicolas Sarkozy "est peut-être le premier président situationniste" ; le courageux casseur de soupière, cinéaste et "spécialiste de la Chine" Viénet se
montre dans le Figaro ; au ministère de l'intérieur on fait la chasse à toto comme on chasse le dahu.
Il y a sans doute une évidence : le temps.
Camatte, ce cher et bon vieux Jacques Camatte qui disait que le temps est une invention des hommes incapables d'aimer.
Pendant ce temps là, nous, nous habitions une nation où des indiens allaient en pirogue.
Il y a sans doute une évidence : le temps.
Camatte, ce cher et bon vieux Jacques Camatte qui disait que le temps est une invention des hommes incapables d'aimer.
Pendant ce temps là, nous, nous habitions une nation où des indiens allaient en pirogue.

non ! mais des soupières, oui !
(à chacun selon ses moyens)
par Statler
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ma propre histoire-théorie
par Statler et Waldorf
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Frosty the snowman
Stat, tu connais ces images qui montrent les âges de la vie d'un homme, ou d'une femme, sous la forme de marches qui s'élèvent de l'enfance jusqu'à la maturité et redescendent vers la décrépitude et la mort ? ah la la, celles des femmes sont en général encore mieux : elles sont élevées, fiancées, mères puis déclinent en mémé émue, je n'ai pas dit que la déchéance commençait aux fiançailles, pas moi, oui, tu dois connaître, ça fait partie de tes classiques. Tu me répondras que, ben oui, même que ça s'appelle un degré des âges ; pourquoi ?
Stat, tu connais Lebosrg, ton voisin ? Oui, bon, eh bien, Leborg a trouvé le truc : dès qu'il a aperçu l'apogée mature, il devait savoir pour l'autre versant, la vieillesse, tout ça, dès qu'il s'est rendu compte qu'il arrivait en haut, ni une ni deux, il a fait demi-tour. Le voilà parti à rebours. Je me demande jusqu'où il va dévaler les marches...
Je n'oublie pas Tonton Milou qui a la barbe fleurie.
En attendant, comme Mister President n'a pas eu d'idée aujourd'hui, il a envoyé ses forces spéciales enfoncer des portes en banlieue, avec invitations à la presse. Bientôt, on aura des photos d'émeutes dans Gala ou Point de Vue. Rien que du grand format. Le pied.
Je n'oublie pas Tonton Milou qui a la barbe fleurie.
En attendant, comme Mister President n'a pas eu d'idée aujourd'hui, il a envoyé ses forces spéciales enfoncer des portes en banlieue, avec invitations à la presse. Bientôt, on aura des photos d'émeutes dans Gala ou Point de Vue. Rien que du grand format. Le pied.
par Waldorf
publié dans :
le balcon
par Statler & Waldorf
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Frosty the snowman
Je n'ai pas réussi à effacer mon retard dans les voeux de bonne année 2007 à l'occasion de ceux de cette année. Je ne me résigne pas encore à attendre la suivante. Pas avant cet été.
Alors, après tout ça, tu vas chroniquer Lebsrg pour ses 40 piges ?
Pendant ce temps, il y en a qui se demandaient Comment on a pu sombrer aussi vite dans une violence aussi spectaculaire ? qui déclaraient L'Egypte n'a semble-t-il pas le choix et le Hamas a des bulldozers ; qui égrenaient L'Histoire a montré que les marchés finissent toujours par rebondir ; qui jubilaient Tout seul on peut rien faire, tous rassemblés on plie la capitale, on plie l'économie de la capitale, de la France entière.
Les Unes des hebdos politiques sont exactement les mêmes que celles de la presse de caniveau pipole.
« Je me souvins du désastre de Bhopal, en Inde, la plus grave catastrophe industrielle dans l'histoire avant Tchernobyl. Plus de dix mille morts à cause d'une fuite d'isocyanate de méthyle dans une usine d'insecticides appartenant au groupe américain Union Carbide, environ un demi-million de personnes gravement affectées et qui souffrent encore des séquelles de l'accident... Union Carbide n'avait alors rien trouvé de mieux pour expliquer ce qui s'était passé que cette déclaration de son PDG à la télévision : "le capitalisme, c'est le progrès et le progrès peut occasionner parfois quelques gênes." A l'époque, je m'en souviens, je m'étais persuadé qu'il avait raison.» (Sonallah Ibrahim dans Charaf) Soit dit en passant, le PDG en question était également, jusqu'à la catastrophe, lieutenant-gouverneur de New York.
Si tu ne chroniques pas, je le ferai.
par Waldorf
publié dans :
le balcon
Comme des automates de films de science-fiction de série B, nos corps continuent à accomplir les tâches requises d’hygiène, de travail et de procréation, à se déplacer du point A au point B. Pendant ce temps, nos esprits continuent à cracher désirs et obscénités dans l’atmosphère. Les médias se sont assurés que ces éjaculations soient partout. Le moi n’est à présent nulle part en particulier et, suivant le point de vue d’où l’on se place, toutes les directions sont possibles, ou aucune. (Bruce Benderson - Sexe et solitude)
Joel-Peter Witkin Mort auto-érotique
par Statler
publié dans :
L'homme digital
