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Lundi 26 février 2007
EXPERIENCE FUN UBER ALLES

Dimanche 25 février 2007
EXPERIENCE AMERIKA UBER ALLES


Vendredi 23 février 2007
Fremont Street

Tous les soirs, dans Fremont Street, un spectacle son et lumière est gracieusement offert par le consortium des propriétaires des casinos voisins. Sur une voute cylindrique, de quatre cents mètres de long est supporté par huit pylônes d'acier, les représentations se suvent toutes les heures : ondoiements de vagues lumineuse, passages d'avion supersonique, octogones dansants. Le nez en l'air, la foule, à chaque bruit, à chaque motif, s'exclame parfois entre deux gorgés de soda, comme s'il s'agissait de la naissance en direct d'une nouvelle galaxie. Fresques dédiées au dieu Fun, les explosions de deux millions d'ampoules clouent sur place des centaines de passants dans une extase païenne, pnctuée de quelques cris d'admiration qui tentent de contrefaire une émotion authentique. Ce spectacle résume à lui seul le pouvoir de Las Vegas : " la théologie la plus profonde médiocrité fait de chaque Saul un Paul" ( N Tosches, Holy City)

Désormais toute l'Amérique se shoote sans crainte ni remords au fun, s'injecte allègrement dans les veines de grandes rasades d'attractions visuelles avec des seringues stérélisées qui ont la forme de lunettes spéciales pour voir en trois dimensions ou d'écouteur stéréophoniques pour entrer en contact multisensoriel avec les baleines blanches.

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Jeudi 22 février 2007
emile pouget pere peinard horoscope verseau
20 février – 20 mars


Ne pas confondre ces écaillés avec le poisson d'avril qui est de la famille des couleuvres et non de celle des maquereaux.

Les gas qui montreront leur crête ce mois-là seront de bons fieux : ils seront hardis et auront la jugeotte bien en place. Par exemple, si au lieu de rester de bons camaros, ils veulent se foutre à exploiter leurs semblables, ça ne leur profitera pas : tout ce qu'ils auront réussi à barbotter, raboter et filouter s'en ira en eau de boudin, — et ce sera tant mieux !

De même, si au lieu de se mettre en ménage à la bonne franquette, l'envie les prend de demander la permission à môssier le mâre ou au ratichon, ils seront bougrement malheureux — et ce sera encore tant mieux ! Pourquoi aller chercher midi à quatorze heures ?

Les femmes seront galbeuses et girondes : elles auront bon cœur et bonne tête. Leurs parents les bassineront ferme pour les empêcher de faire à leur guise, mais comme les copines auront la caboche solide, elles ne subiront pas l'autorité familiale, — elles auront rudement raison et s'en trouveront richement bien.

Mercredi 21 février 2007
La culotte de Madonna

Pendant que les pauvres du reste de la ville étaient entrain de piller des magasins de chaussures et des supermarchés, les classes laborieuses d'Hollywood -inspirées par quelque culte pervers de la célébrité - cambriolèrent le musée de la lingerie coquine de Frederick's et dérobèrent la culotte de Madonna. Et malgré une grosse récompense, le sous-vêtement n'a toujours pas été restitué.
(...)
Comme me l'a expliqué une dame d'âge mûr : "Le vol est un péché, mais là, il s'agit plutôt d'un jeu télévisé où tout le monde gagne."


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Lundi 19 février 2007
La société des loisirs

Là où la fête annuelle permettait l'inversion des rôles et la transgression des règles, le parc d'attractions urbain de Las Vegas ne fait, de son côté,  que reproduire, si ce n'est accentuer, les ségrégations sociales et économiques. La violence anti-sociale de la ville, sa nature sans foi ni loi, qui aurait pu conduire à une posture politique insolite, la première cité an-archiste de l'histoire, s'accomplit en fait en vue d'une fin qui ne manque pas d'être entièrement traditionelle et conservatrice : le profit de quelques uns. Là encore la prétendue folie de Las Vegas confirme notre réalité, plus qu'elle ne la modifie ou la corrige. (...) Ce qui s'y trame ne révèle rien de moins que l'orientation récente de notre civilisation marchande, laquelle joue là sans doute son dernier tour de passe-passe : l'utopie des loisirs et du fun permanent.

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Dimanche 18 février 2007
Il avait fallu sortir les chaussures de danse. C'était le nouvel an chinois et le dragon festoyait en haut de la tour sur la coline. Y avait là un peu de monde. Y avait l'Dosraide se déhanchant sur le parquet ciré mais sans son STO restée malade, là bas. Y avait aussi le copain furtif, obsédé par les couches fournies par la maison de retraites "Les Mimosas" et aussi par le fait que ça y est, les actionnaires y gardent tout le pognon sans le ré-investir. D'où cette interrogation : et si le capitalisme était mort avec la chute de l'URSS ?
La maman qui ne voulait pas s'assoir a fini par aller se coucher après voir constaté que j'étais habillé comme une guirlande (ce qui n'étonnera pas Briscouille). J'ai aussi croisé les étonnants scrupules de Padubi sur le point de faire à nouveau des cauchemards de 0 et de 1.
Il ne faut pas non plus que j'oublie "Secret" et son p'tit cri si ridicule quand Waldorf s'est levé, ni non plus ses paris idiots pour faire la maline commme d'hab' et ses désirs de bourrée voulant voir Lebosrg bouger torse nu dans la lumière des tromboscopes furieux.
La plus gentille des abonnée a montré une fois de plus, et avec quel panache! qu'elle était vraiment la plus gentille des abonnés. Waldorf, en bon rousseauiste a poursuivi son travail de soutien de la démagogie.
Puis j'ai vu que Fabrizio avait mis son blouson d'aviateur, pour filer avec les filles, retrouver un poto à lui qui mixait du hard core plus loin dans la ville. J'l'aurais bien suivi, mais le hard core c'est trop glissant.
L'epagouin s'était fait sa belle iroquoise des beaux jours tandis que Cladoc se prenait pour Dalida.

Le cul au fond du fauteuil, j'étais bien calé entre vapeurs et volutes quand Johnny B Good surgit dans la pièce en rastafari.



Le matin le soleil donnait. Le plus beau dauphin du monde était un peu mélancolique. Et merde, j'aime pas quand elle est mélancolique.

Je m'étais promis de balancer les évidences exigées à bon droit par AMG, mais elles sont dans l'autre machine, alors ce sera pour une prochaine. Il ne m'en voudra pas de le faire attendre, c'est certain.

'tain ça faisait belle lurette que j'avais pas fait du blog en vrai forme de blog, MyLife!
par Statler publié dans : le balcon
Dimanche 11 février 2007
bobyquand on s'inquiétait des vieux, on se demandait s'ils allaient passer l'hiver. Actuellement, depuis 2003 précisément, la question, à l'instar d'à peu près tout le reste, la question s'est inversée, c'est à l'été que l'on doit l'hécatombe saisonnière de vieillards. Je dis ça pour me rassurer mais Lebosrg ne va pas fort en ce moment. Il a mal supporté l'agitation de cette semaine. Comme je le raconte à tout le monde, il a été pris d'un mal de dent à l'approche du week-end. Oui, c'était vendredi, tu peux demander à l'Épatante, elle doit bien s'en souvenir, si mes comptes sont bons, elle s'est fait poser trois lapins ce soir-là, moi je n'ose plus l'appeler. Une douleur à s'écraser la mâchoire à coups de marteau. Et puis, le lendemain, le voilà cloué au lit, le dos bloqué. Quand je pense que ce mec a été sportif. Le seul truc positif de l'histoire, c'est qu'il n'a pas eu le temps d'arrêter de fumer.
Bon, le Prof de ballon vient d'arriver. J'arrête là, surtout que je me souviens maintenant que, de son vivant, Lebosrg avait fait la remarque que j'écrivais plein de trucs sur les copains sans leur demander leur avis. Je crois qu'il va me manquer.
par Waldorf publié dans : le balcon
Vendredi 9 février 2007
« Relégable », voilà un mot que je n'utilise jamais.


mapoule
par Waldorf publié dans : le balcon
Jeudi 8 février 2007

Dans le monde de la fête, on s’étonne que la révolte prenne la posture du temps. A l’époque du progrès, on rêvait au lendemain qui chantent et on fusillait les curés, si ce n’est le cœur joyeux, certain pourtant dans cet assassinat de réaliser l’avenir. Il est entendu que les biens pensants et autre cul bénis de l’époque ne voyaient dans l’émeute que la barbarie lancée à l’assaut du ciel des propriétaires.
Aujourd’hui, on sait que le progrès se réduit à des machines numériques et que le reste importe peu, ou en tous les cas, moins. La démocratie festive jubile, elle est le progrès enfin réalisé, auquel ne manque éventuellement que quelques aménagements pour parfaire le bel édifice. C’est ainsi qu’il y a quelques années, quand à gauche on exultait façon « Vive la crise », on a repeint la périphérie. Cette fantaisie décoratrice n’aura guère tenue et la jolie peinture de la république continue de craqueler et de faire sale. Aujourd’hui la démocratie reste festive, c’est un bon investissement. Mais elle prend aussi les beaux habits stricts de l’Ordre. La démocratie de l’Ordre festif, pourrait-on dire.
La révolte qui ne croit plus au progrès, croit  en la seule valeur morale du monde réel : l’argent. Ces révoltés sont la pollution de ce monde. Or, en ces matières comme en d’autre, personne parmi ceux qui bénéficient d’une certaine et relative aisance (sans que celle-ci d’ailleurs soit si confortable) ne veut que l’on puisse remettre en question cette manière de vivre si propre au free-trade. Cela, bien entendu, tout en se plaignant de la mauvaise qualité de l’environnement.

La génération qui aujourd’hui trépigne aux portes du pouvoir, les trentenaires et quarantenaires, sont les enfants aigris de mai 68. C’est une génération dont les rêves des parents se sont abimés dans un quotidien qui n’a pas tenu ses promesses. C’est une génération sans rêves, sans illusion, sans souffle, désabusée, comme revenue de tout alors qu'elle n'est allée nulle part. Elle a grandi avec la télé (c’est la première),Dallas et Mitterrand, puis vu le monde de ses parents et grands parents s’effondrer. A la suite de ce désarroi, c’est dans le néant du commerce qu’elle a cherché et trouvé son salut. Elle est sans doute l'une des génération les plus dévote, une de celles qui le plus veut croire en l’Économie, seule idéologie qui lui reste et dont elle s’imagine et veut se convaincre qu’elle à fait ses preuves, malgré le désastre qui partout n’est plus même dissimulable. Sa culture c'est le nihilisme de supermarché de « l’esprit canal » : payant, football, films de boules, humour lourdingue , fêtes de la musique et Jack Lang, bouillies hollywoodiennes et mièvreries des bons sentiments humanitaires : « We are the world, we are the children ».

J’ai le souvenir d’une Chronique de la Haine Ordinaire de Pierre Desproges, intitulé Non aux jeunes, raillant le jeunisme démagogique du socialisme mitterrandien. Il y a quelques bons mots qui évoquent bien cette génération : « leur servilité sans faille aux consternantes musiques mort-nées que leur imposent les marchands de vinyle n’a d’égale que leur soumission béate au port des plus grotesques uniformes auquel les soumettent les maquignons de la fripe. Il faut remonter à l’Allemagne des années 30, pour retrouver chez les boutonneux un tel engouement collectif pour la veste à brandebourgs et le rythme des grosses caisses (…) Le pire est qu’ils sont fier de leur obscurantisme ces minables, ils sont fiers d’être con (…) Vous jeunes frais du jours qui ne rêvez plus que de fric, de carrière et de retraite anticipée, reconnaissez au moins aux pisseux d’hier le mérite d’avoir eu la générosité de croire à des lendemains che-guevaresques sur d’irrésistibles chevaux sauvages. »


 

 

Dans le film de Robert Parrish, Les brutes dans la ville, gangsters cruels et soldats de l'Ordre non moins cruels, sont tour à tour les maitres de la ville de Bastard, à la suite d'une insurrection manquée.  Cela finit mal, surtout pour le héros, Aguilla (Robert Shaw), l'Ordre et les anges, mais cela ne finit pas mal pour les chevaux sauvages.

 

 



A Athènes, « des gamins à capuchon noir », comme on dit dans la presse de Rothschild et passant pour des « anarchistes », attaquent la police et les banques à coup de bombes incendiaires et tirent au lance roquette sur l’ambassade des États-Unis.

Les nihilistes de supermarchés n’ont qu’à bien se tenir devant le galop des irrésistibles chevaux sauvages.

 

 

 

 

 
 
 
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