Mercredi 15 juin 2005
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Par Statler et Waldorf
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Publié dans : le balcon
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Mardi 14 juin 2005
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Hier soir, Waldorf et moi même, avons reçu au balcon notre ami Hegel, pour une partie de domino. Cest Waldorf qui a gagné, mais là nest pas le plus intéressant. En sirotant sa kro, GWF nous fit la remarque suivante concernant les jeux télévisés et la fonction de leur évident sadisme : «
L'intérêt du spectateur ne peut être excité que par des humiliations stupides. Le seul accomplissement dans leur jeu ést un meurtre. Cette négativité glacée d'un pur meurtre exprime en même temps le meurtre interne d'une fin spirituelle objective. Au lieu de souffrances humaines dans les profondeurs du sentiment et de l'esprit, causées par les contradictions de la vie et trouvant leur solution dans le destin, les spectateurs représentent dans une réalité cruelle des souffrances. Ces souffrances sont les spectacles qui les intéressent. Ce à quoi les spectateurs doivent participer, il faut que ce soit une souffrance réelle ; ainsi la souffrance de leur être devient pour eux théorique. »
En même temps, il sagissait peut être dune évidence.
Addendum du 15: Dans son édition du 15, le quotidien Libération racontant un jeu de la télévision américaine, "Mis Swan", (et on sait depuis le 12 septembre 2001 que "
nous sommes tous des américains"), le journal Libération disais-je, écrivait : "
Au sortir de la table d'opération, Cindy ne ressemble à plus rien du tout, à part peut-être un étal à Rungis. Une fois sur pieds, le visage couvert de bandages, on la découvre suant comme une bête au gymnase sous les ordres d'un sadique bodybuildé, souffrant mille maux chez le dentiste, exhortée par sa coach, sermonnée par la psychologue pour qu'elle ait une meilleure «estime de soi» ou encore frappée d'une mélancolie suicidaire devant la vacuité de son frigo".
Par Statler
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Publié dans : le balcon
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Lundi 13 juin 2005
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A travers la "Fondation pour les études de défenses nationale" le ministère de la défense français et sous la plume de monsieur Paul Marie de La Gorce, écrivait "(...) il faut se souvenir que l'un des phénomènes majeurs de notre époque est l'affaiblissement numérique de la race blanche." (Approches Polémologiques, FEDN, Paris 1991,
page 410).
On apprend que "Florence Aubenas et son guide Hussein Hannoun" ont été libérés par leurs ravisseurs. Tant mieux pour madame Aubenas et tant mieux pour monsieur Hannoun. "Florence Aubenas et son
guide Hussein Hanoun" ne sont pas monsieur Hannoun et madame Aubenas. "Florence Aubenas et son guide Hussein Hannoun" sont des constructions imaginaires, des personnages virtuels, de la
télé-réalité. "Florence", flanquée de son mésopotamien est une héroïne de notre temps, une cause pour col blanc, le personnage principal d'un docufiction.
L'archétype de "Florence Aubenas et son guide Hussein Hannoun" c'est "Robinson et Vendredi".
L'essayiste chrétien Philippe Muray, dans son petit livre "Chers djihadistes...", publié aux éditions Mille et une nuits en janvier 2002, écrivait à la page 26 : "Quelques jours après votre funeste 11 septembre, un de nos hebdomadaires les plus versés dans le modernisme onctueux détaillait avec gourmandise les charmes des individus
des nouvelles générations, baptisés "kidultes" ou "adulescents", qui "se passionnent pour Harry Potter et pleurent devant la bonne fée Amélie Poulain", qui "redécouvrent les doudous et les
peluches", "organisent des parties de Monopoly autour d'un bon gros chocolat chaud" (...). "On fait la fête, on pense à rien, c'est le pied", confiait
aussi au journaliste une de ces "adulescentes" : il est en effet capital, chez nous, de penser à rien et de trouver que c'est le pied." Ce soir une grande fête sera célébrée place de la
République, à Paris en l'honneur des personnages de fiction "Florence Aubenas et son guide Hussein Hannoun". Ceux qui sont récemment passés place de la République à Paris ont pu voir que cette
place était transformée pour partie en parc d'attraction pour enfants. Madame Aubenas ne devrait pas y être quand à monsieur Hannoun, il sera resté en Mesopotamie, où, d'après les informations de
France Info, sa femme se serait jetée à ses pieds pour les lui baisers à son retour.
Par Statler et Waldorf
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Dimanche 12 juin 2005
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Statler et Waldorf se sont installés au balcon, ils regardent, ils commentent, ils s'amusent.
Par Statler et Waldorf
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